Parti Communiste des Ouvriers de France

14 juin journée mondiale de mobilisation pour la Palestine (Paris, Grenoble, Toulouse… – en cours d’actualisation
15 juin 2025

Stop génocide, urgence humanitaire, sanctions !  Les manifestations du 14 juin se sont tenues à Paris et dans de nombreuses villes.

Ces manifestations avaient été programmées dans un contexte d’insoutenables massacres perpétrées à Gaza. Sentiment d’horreur et immense colère alors que le gouvernement Netanyahou bombarde, affame et prive de soins toute une population en toute impunité !

Alors que le gouvernement français a de plus en plus de mal à nier des ventes d’armes à l’Etat sioniste, elles ont été appuyées par un appel conjoint des syndicats CFDT, CGT, UNSA, Solidaires et FSU dénonçant « la fuite en avant mortifère des autorités israéliennes et les exactions commises à Gaza » et exigeant notamment « Un arrêt de fourniture d’armes et de matériel militaire à Israël ».

Moins de 48 heures après le début des bombardements israéliens sur l’Iran, ces manifestations du 14 juin ont forcément été marquées par de nombreuses discussions et une grande inquiétude liées aux risques d’embrasement de toute la région.

Le mot d’ordre « Israël assassin, Macron complice » a été particulièrement repris vu le soutien immédiat apporté par Macron à Netanyahou au nom du « droit d’Israël à se défendre »  

Dans les discussions, nos camarades ont pu proposer et diffuser le dernier n° de La Forge. Notre article, dans lequel nous rappelons nos critères concernant les conditions d’une paix juste et durable, a suscité beaucoup d’intérêt.   

Après plusieurs jours de mobilisation pour dénoncer l’aggravation de la répression et l’arraisonnement par l’armée israélienne de la Flotille de la paix au large de Gaza, dans les eaux territoriales, beaucoup de monde pour cette manifestation unitaire du 14 juin, à l’appel du Collectif national pour une paix juste et durable entre palestiniens et Israéliens, Urgence Palestine et le Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah pour continuer à crier haut et fort « STOP AU GENOCIDE A GAZA », exiger l’entrée de l’aide humanitaire et des SANCTIONS MAINTENANT.

Les milliers de manifestants ont tenu aussi à dénoncer la complicité de Macron et de son gouvernement avec l’État criminel d’Israël et le deux poids deux mesures. D’un côté, Macron annonce une possible reconnaissance de l’État de Palestine, à condition que le Hamas soit désarmé, alors que, dans le même temps, le gouvernement français continue à livrer des armes à Israël et que Macron réaffirme le « droit d’Israël à se défendre » face à l’Iran alors que ce dernier vient d’être agressé par Israël ! 

Cette manifestation a marqué un élargissement de la mobilisation, notamment au niveau syndical : beaucoup de panneaux pour saluer le refus des dockers CGT de charger un bateau d’armes à destination d’Israël, et présence de nombreux militants syndicalistes derrière la banderole de l’appel intersyndical regroupant CGT, Solidaires, FSU, FO et CFDT. Un mot d’ordre de grève a également été lancé pour le mardi 17 juin en solidarité avec Gaza. 

Dans la manifestation également, un cortège d’Iranien.nes opposé.es au régime mais dénonçant les attaques d’Israël contre leur pays, des militants indiens dénonçant le gouvernement Modi et ses liens avec Israël, des Israéliens contre la guerre et solidaires de Gaza, des représentants des différents appels (soignants, artistes, écrivains.., mères pour Gaza…) contre le génocide à Gaza  ainsi que les militants de la Flottille de la paix rentés en France…

Un cortège déterminé et très dynamique qui s’est conclu par un appel à poursuivre la mobilisation et au soutien des différentes initiatives de solidarité avec le peuple palestinien.

1500 personnes se sont rassemblées à 17 heures, place V. Hugo à Grenoble, puis ont défilé jusqu’au parc Paul Mistral, derrière la Mairie.

Tout au long de la semaine, et ce depuis le 9 juin, des mobilisations parfois spontanées ont connu une forte affluence notamment de jeunes. Mobilisations en réponse à l’arrestation des militants embarqués pour Gaza avec pour objectif de rompre le blocus. Le 14 juin était d’une ampleur du même ordre, dans tous les cas, supérieure à ce que l’on a pu connaître dernièrement, avec plus de 3000 personnes. L’appel intersyndical large a été accueilli très positivement, de même que les actions syndicales de soutien comme celles des dockers de Fos-sur-Mer, ce qui a permis une présence syndicale plus importante, et que l’appel à la manif soit relayé largement dans les entreprises.

La question de la libération de Georges Abdallah était aussi posée car le 18 juin doit tomber la décision de sa libération ou pas, une manifestation sera organisée le 17 juin au soir.

Une mobilisation très combative avec des mots d’ordre scandés dans les différents cortèges.

Une forte représentation dans le cortège des militants des collectifs Palestine :

« Enfants de Gaza, enfants de Palestine c’est l’humanité qu’on assassine ! »,

« Gaza, Gaza, Toulouse est avec toi »,

« Israël assassin du peuple palestinien Macron complice »,

« A Gaza et en Cisjordanie une solution la fin de l’occupation »,

« Palestine vivra Palestine vaincra »,

« Libérez Georges Abdallah »

Ces mobilisations de rue sont accompagnées d’initiatives, comme la conférence débat avec Patrice Bouveret de l’observatoire des armements, le 11 juin dans le cadre de la protestation contre la présence d’Israël au salon du Bourget du 16 au 22 juin , ou les projection de films (« Put your soul on your hand ») les 25 et 26 juin prochains à Utopia. A chaque fois, le public est présent et nombreux.

Nous avons terminé la journée du 14 en nous rendant à la fête organisée par l’UL CGT Muret où une table de presse de BDS était présente en soutien à la Palestine.

Comme nous le disons dans le communiqué du PCOF relatif aux frappes israéliennes contre l’Iran « Plus que jamais il faut étendre Les mobilisations pour exiger des sanctions économiques, politiques et diplomatiques contre l’Etat génocidaire d’Israël et l’interdiction des livraisons d’armes à l’Etat sioniste doivent plus que jamais être intensifiées. »