Israël poursuit son agenda guerrier et piétine le droit international 08 mai 2026
Malgré l’inclusion au dernier moment du Liban dans l’accord de cessez-le-feu du 17 avril par la Maison Blanche, l’armée israélienne continue ses opérations « préventives » meurtrières dans le pays sans être inquiétée. Les bombardements continuent, parfois au-delà de la « ligne jaune » à 10 km de la frontière que s’est lui-même fixée l’agresseur comme limite de sa zone d’intervention. Le 30 avril, ce sont encore une vingtaine de morts dans les bombardements au sud du pays et la destruction d’une école sous prétexte d’opérations préventives antiterroristes. Ces opérations sont aussi l’occasion pour Israël, comme à Gaza, de faire taire les journalistes et les voix qui dénoncent ses exactions comme la journaliste libanaise Amal Khalil dont le véhicule a été visé délibérément et en connaissance de cause par une attaque israélienne.
Elle est morte sous les décombres de l’immeuble où elle s’était réfugiée alors que l’ambulance emmenant sa collègue devait fuir sous les tirs israéliens.
Avec le blanc-seing américain et sans réaction de la majorité des puissances impérialistes occidentales, Israël continue donc d’intervenir militairement où bon lui semble et au mépris du droit et des accords internationaux. Cela n’est pas nouveau et fait même partie de l’essence de l’Etat sioniste qui, depuis sa fondation, ne se reconnaît aucune frontière, ce qui l’a déjà amené à envahir le sud Liban en 1982, à l’époque pour éliminer les combattants palestiniens, et à l’occuper jusqu’en 2000.
Et face à cela, la France, soi-disant protectrice historique du Liban, ne bronche pas et même soutient l’agresseur sioniste. C’était le cas quand le ministre français des Affaires étrangères visitait Tel-Aviv fin mars affirmait le droit d’Israël à se défendre sans un mot pour les victimes civiles libanaises. C’est encore le cas aujourd’hui quand notre gouvernement instrumentalise la mort des deux soldats français de la FINUL (Force Intermédiaires des Nations unies au Liban) en accusant le Hezbollah de crimes de guerre alors qu’elle ne prend aucune sanction quand un général français de cette même FINUL est mis en joue ou quand ses véhicules sont visés par des tirs de soldats israéliens. Israël jouit de la même impunité quand elle arraisonne le 1er mai, dans les eaux internationales au large de la Crête, à plus de 900 km de ses eaux territoriales, les 50 embarcations de la seconde flottille pour Gaza, arrêtant 175 militants, le tout avec la bénédiction du gouvernement et la coopération de la marine grecques !
Deux militants espagnols ont même été transférés à Tel-Aviv pour interrogatoire, ce qui n’est rien d’autre qu’un enlèvement politique sans bien sûr un seul mot dans les grands médias. Et alors que l’attention
La proposition de loi Yadan retirée… pour mieux revenir !
La proposition de loi sur « les nouvelles formes de l’antisémitisme » de la députée C. Yadan, qui menaçait le mouvement de solidarité avec la Palestine en assimilant toute critique de la politique d’Israël et du sionisme à de l’antisémitisme, vient d’être retirée par le gouvernement après un mouvement massif de contestation. En effet, malgré un calendrier accéléré par l’exécutif, la campagne de dénonciation des conséquences de cette loi avec de nombreux rassemblements, mobilisations d’élus et une pétition qui a rassemblé en trois semaines plus de 700 000 signataires a forcé le gouvernement à retirer le projet de loi au dernier moment. La commission des lois de l’Assemblée, dans une dernière provocation, a décidé de ne pas faire discuter la pétition en séance. Mais ne soyons pas dupes, si ce retrait est une victoire aujourd’hui pour le mouvement de solidarité, le gouvernement a promis de revenir avec sa propre proposition de loi en juin, comptant sur une mobilisation moindre pendant l’été, en particulier de la part des étudiants qui se sont fortement mobilisés ce mois passé. Préparons-nous à poursuivre le combat contre la répression de la solidarité avec le peuple palestinien et continuons d’affirmer que non, on ne nous fera pas taire !
médiatique se focalise sur le Liban, les colons israéliens redoublent de violence et multiplient les attaques en Cisjordanie (plus de 1 200 en dix mois) sous la bienveillance de l’armée d’occupation.
Plus que jamais le mouvement populaire doit se mobiliser pour imposer des sanctions politiques et économiques à l’Etat sioniste criminel qui déroule son plan en mettant la région à feu et à sang. ★
