Parti Communiste des Ouvriers de France

Faire grandir l’opposition à la politique de guerre de l’impérialisme
08 mai 2026

Que ce soit en France ou dans les autres pays, où les travailleurs et les masses populaires pouvaient manifester, ce 1er Mai a été marqué par l’opposition aux guerres :

celles contre l’Iran, le Liban, celle qui continue en Ukraine… Ces guerres sont menées par les grandes puissances, directement ou indirectement, ces puissances qualifiées de plus en plus d’impérialistes, ennemis des peuples, même s’il y a encore de la confusion sur ce qu’on entend par puissance impérialiste. Mais il est évident que l’impérialisme US est considéré comme le plus dangereux et celui qui met « le feu partout » et défend exclusivement les intérêts de l’oligarchie étasunienne, celle qui est à la tête des monopoles les plus puissants.

La guerre menée par l’impérialisme US et son allié, l’Etat sioniste d’Israël, contre l’Iran a provoqué des destructions considérables dans le pays. Ce sont les populations civiles des villes qui en sont les premières victimes.

Ce sont ces populations que Trump menace encore de frapper avec des bombardements massifs, selon une des doctrines appliquées dans la guerre impérialiste qui considère que les populations sont responsables au même titre que les régimes qui les gouvernent. Une punition collective des plus barbares. Et Trump est prêt à maintenir le régime réactionnaire des mollahs en place, pour peu qu’ils acceptent la férule de l’impérialisme US. Cette guerre provoque une crise économique internationale, du fait notamment – pas seulement – des destructions dans le domaine de la production et de l’acheminement du pétrole et du gaz. Ces conséquences économiques sont encore incalculables, mais elles affectent directement et immédiatement les travailleurs, les masses populaires, les peuples de pratiquement tous les pays. Une nouvelle vague de paupérisation des masses déferle.

D’où la certitude qui monte, dans les secteurs avancés de la classe ouvrière et des masses populaires et de la jeunesse, de la nécessité qu’il va falloir se battre, élever le niveau de la résistance et être solidaires de ceux et celles qui se battent.

En France, cet esprit de résistance se manifeste sur deux plans : le refus de la participation aux guerres, derrière l’impérialisme US, et l’opposition à la politique de militarisation qui s’accélère et qui se projette déjà dans une confrontation militaire majeure, avec l’ennemi désigné, la Russie.

Différentes initiatives existent pour dire « non à la guerre », « non à la militarisation ».

Certaines ciblent plus particulièrement les monopoles d’armement ayant des liens avec Israël et ses entreprises militaires. Elles vont se poursuivre, car l’Etat sioniste est engagé dans une « guerre sans fin », contre le peuple palestinien et les peuples de la région.

Au plan international, les « marches pour la paix, à Pâques », en Allemagne, ont été centrées sur le refus de l’engagement des jeunes dans l’armée et la dénonciation de l’ambition affichée par le gouvernement de se doter de l’armée la plus puissante d’Europe.

Les oligarchies européennes s’organisent pour développer l’industrie d’armement et accroître la coopération militaire, dans l’optique d’une « défense » européenne, qui n’a rien de défensif et qui se prépare à affronter l’impérialisme russe. Elles travaillent à ce que l’Otan se mette au service de cet objectif.

Cela montre que ce combat a une dimension internationale qu’il faut travailler à concrétiser.

Ceci dit, il faut déjà développer ce travail chez nous. Dans le numéro d’avril, nous avons parlé de la pétition lancée par l’URC, contre l’économie de guerre et la militarisation, invitant nos lecteurs à la signer et à la faire signer. Plus de 60 organisations l’ont endossée : c’est un point d’appui pour développer ce travail d’explication et de mobilisation à une large échelle. ★