Parti Communiste des Ouvriers de France

Canicule : le profit maximum passe avant la santé des travailleurs et des masses populaire
07 juillet 2026

La vague de chaleur qui s’abat actuellement sur notre pays et sur l’Europe est exceptionnelle par son intensité, mais prévisible depuis des années, au regard des alertes des scientifiques. C’est dire combien les déclarations des ministres, sur « tout ce qui a été fait » depuis 2003, sont inacceptables.

Cela rappelle les «  responsables mais pas coupables  » entendus à d’autres occasions (le sang contaminé des années sida, les mensonges au moment du Covid…).

Dans les articles qui suivent, nous abordons différents aspects de cette question, mais nous voulons insister ici sur une réalité peu abordée, celle de l’attitude du patronat, qui fait travailler les ouvriers, hommes et femmes, les salariés, dans des conditions qui mettent gravement leur santé en danger.

« Les robots sont dans des salles climatisées, qui évacuent la chaleur dans l’atelier », qui est déjà à 40°. Ces propos d’ouvriers qui se sont mis en grève à l’appel des syndicats, le 23 juin, à l’usine Stellantis Mulhouse, sont repris, sans la référence aux robots, dans les autres usines du groupe. Le profit audessus de tout, de la vie des ouvriers, c’est la loi du capital. C’est la même chose dans le BTP, toute la métallurgie, le secteur de la logistique (avec ses immenses hangars), sans parler des livreurs à vélo… L’absence d’une réglementation contraignante pour le patronat, dans ce genre de situation, est d’autant plus grave que les prochaines vagues de chaleur sont déjà annoncées. La remise en fonction des CHSCT, avec toutes leurs prérogatives, se pose avec force.

Il y a donc des exigences immédiates à mettre en avant, dans les entreprises, dans les écoles, les transports, les lieux de santé. La climatisation et d’autres formes de refroidissement des lieux publics et la protection des populations les plus fragiles en font partie, de même que la taxation et la mise à contribution des monopoles pollueurs, de ceux qui dominent le marché du pétrole, du gaz… Mais il faut aussi faire grandir la conscience de la responsabilité fondamentale du système capitaliste impérialiste dans cette situation, comme nous le faisons dans la revue Rupture n°4. ★