Une fête populaire réussie chez un paysan savoyard 07 juillet 2026
Le 20 juin, plus d’une centaine de personnes de tous âges et d’horizons différents se sont retrouvées chez un ami paysan en Savoie :
Des syndicalistes de la Confédération paysanne, comme le camarade qui invitait dans sa ferme ; des jeunes – hommes et femmes – fraîchement installés ou en cours d’installation, qui ont pu parler de leur choix d’une agriculture « paysanne », de leurs difficultés pour s’installer… ; des formatrices et des formateurs qui les accompagnent ; des ami.e.s qui soutiennent l’agriculture paysanne et, au besoin, donnent un coup de main ; beaucoup de copains ; des membres de la famille ; des militants associatifs… Chacune et chacun a pu se présenter au moment de l’échange collectif qui a précédé un apéritif très convivial et un excellent repas.
Plusieurs tables de presse avaient été installées sous les arbres, devant la grange aux murs épais qui nous abritaient de la canicule. L’une d’entre elles était tenue par les « Amis de la Confédération Paysanne ». Sur une autre table, des militantes du comité local du Mouvement de la Paix avaient exposé des livres et des revues et installés différents panneaux : l’un sur « la destruction de l’environnement à des fins militaires » rappelant, notamment, les conséquences passées et encore actuelles du défoliant (agent orange) au Vietnam, un autre dénonçant les déplacements de populations dans des zones où les ressources naturelles sont insuffisantes et rappelant combien les guerres pour l’appropriation des matières premières de notre planète sont des facteurs de la crise environnementale. Sur une troisième table, des camarades de notre Parti, qui avaient été invités à cette fête populaire, avaient amené La Forge et la revue Rupture : le dernier numéro sur la militarisation et la pétition, mais aussi le numéro précédent, avec l’intéressante contribution du militant paysan qui organisait cette fête, où il dénonce la fuite en avant d’une agriculture intensive, toujours plus mécanisée et toujours plus dépendante des monopoles de la chimie et de la high-tech : un agrobusiness contre l’écologie !
La crise climatique est bien sûr revenue dans les conversations, avec une grande inquiétude : des inondations au moment de la germination, un épisode de canicule au moment où se forme les graines… et c’est la capacité même de nourrir la population qui est en jeu !
Heureux d’avoir réuni tout ce monde dans cette fête populaire, Denis a pu déclarer au moment où nous sommes repartis :
« Vous voyez qu’il n’y a pas que des versaillais parmi les paysans ! » Pas que des « versaillais »… et des militants qui mettent en accusation le système capitaliste lui-même et soulignent la nécessité de l’unité pour le combattre. C’est ce que notre hôte avait déjà mis en avant dans un entretien publié dans la Forge en mars 2024, où il déclarait :
« Le capitalisme est incompatible avec une agriculture respectueuse des hommes et de la nature. Il conduit à des impasses dans tous les domaines.
Il a laminé la paysannerie. Il détruit la biodiversité, épuise les réserves en eau, menace la santé des paysans et des consommateurs… C’est un problème pour l’ensemble de la société et cela oblige à se poser les questions de fond. C’est l’aspect positif de la situation. Les problématiques se croisent. Les ouvriers ne se posent pas seulement les problèmes d’ouvriers, les paysans ne se posent plus seulement les problèmes de paysans… Il y a plus de convergences, car on est obligé de poser le problème dans son ensemble. » ★
