29 septembre : jeunes, pompiers, salariés du public et du privé ont manifesté ensemble 30 septembre 2026
Dernière mise à jour, le 1 octobre
Grenoble
7 000 personnes à la manifestation de Grenoble, 450 à Bourgoin-Jallieu … Il y avait beaucoup de monde dans les rues ce jeudi 29 septembre ! Des services publics, (Éducation, énergie, santé, inspection du travail …, ). Mais aussi du secteur social, de la petite enfance. La grève a été particulièrement suivie chez les pompiers, dont certains sont « montés » manifester à Paris. De nombreuses pancartes exigeant d’une manière ou d’une autre « du fric pour les services publics, pas pour l’armée ».
Du côté des lycéens beaucoup d’établissements bloqués et une présence nombreuse, compacte et bruyante : « Jeunes, déter[minés] et révolutionnaires », protestant contre leurs conditions d’étude et remontés contre les interventions policières sur les piquets de grève.
Présents avec drapeaux et affichettes, nos camarades ont distribué le tract du parti, notamment parmi les jeunes.


Le petit cortège parti de la DDETS, avec des inspecteurs et des inspectrices du travail et quelques soutiens, passe devant le lycée Mounier, c’est déjà en soi un grosse manif qui arrive Place Victor Hugo



Culture, stagiaire de l’Éducation nationale, personnel des écoles…
Les grèves et manifestations du 29 septembre dans le Cher
Succès pour ces près de 2000 manifestants en grande partie des services publics, mais aussi du secteur privé et retraités venus en nombre exprimer leur ras le bol et leurs exigences de salaires.
A Bourges, près de 1000 manifestants avec une centaine de lycéens du lycée Jacques Cœur, en tête de cortège exigeant des moyens, avec des slogans « anticapitaliste » et anti FN. De nombreux lycéens ont porté les autocollants de la CGT et du PCOF. De retour devant leur bahut, ils se sont retrouvés avec le renfort des autres lycées devant des grilles fermées les séparant des lycéens retenus à l’intérieur, aux cris, de « Libérez nos camarades ». Un lycéen a été mis en garde à vue pour avoir enflammé un bout de carton !


L’appel intersyndical a été bien suivi avec une bonne mobilisation de la CGT de la santé, et services publics, et le secteur privé avec la banderole du Syndicat des Métaux de Bourges suivi d’un cortège fourni avec une vingtaine de grévistes d’Auxitrol et autres sites comme Herdegen. Les enseignants étaient nombreux dans le cortège de la FSU. Suivis par les cortèges de Solidaires, de l’UNSA, de la CFDT et de FO qu’on avait pas vus depuis longtemps. Côté partis politiques, il y avait le PCF des JC, LFI, et LO. Le tract du Parti a été bien accueilli. A noter, la présence de quelques anciens gilets jaunes attirés par l’initiative du mouvement social.



A Vierzon, près de 700 manifestants ont fait une halte devant une station d’essence pour crier leur colère contre Total qui se gave, pour se rendre devant l’Ehpad de La Noue où le maire d’extrême droite menace de supprimer les lits en unité de soins longue durée. La veille, les soignants avaient envahi le Conseil Municipal. Un bloc opératoire est en grève


A St Amand Montrond, une centaine de manifestants à l’appel de la CGT, FSU et FO avec les personnels de l’hôpital et de la Poste avec présence des boites du privé, Inveho (syndicat des métaux de Bourges), Imprimeries Bussière.
A St Florent un rassemblement de 80 manifestants à l’appel de l’UL CGT suivi d’un barbecue de lutte avec les grévistes de l’usine AFF, à 60% en grève et 40% d’intérimaires ce qui est du jamais vu.

Pau : 2000 manifestants
A l’appel des organisations syndicales de la fonction publique (CGT, FSU, SUD, CFDT, FO…) près de 2000 personnes ont manifesté à Pau pour exprimer leur colère et exiger des mesures d’urgence (notamment le dégel du point d’indice) pour faire face à la hausse du coût de la vie et notamment la flambée des prix du carburant. Ils et elles sont venus aussi exprimer leur attachement aux services publics, de plus en plus malmenés par les politiques néolibérales. Des lycéens et étudiants étaient aussi présents dans le cortège, à l’image de ce qui se passe dans toute la France.
Les camarades du PCOF 64 ont tenu un stand et incité le public à signer la pétition contre la guerre impérialiste et la militarisation de la société (une quarantaine de signatures collectées). Plusieurs dizaines de personnes ont signé la pétition, preuve que le sujet intéressé et inquiète lorsqu’on entend les discours belliqueux de Macron ou de l’OTAN.



Paris : les jeunes, les pompiers, les travailleurs des services publics, dans la rue par dizaines de milliers
La manifestation intersyndicale a réuni plusieurs dizaines de milliers de manifestants, majoritairement du public.
Les cortèges très dynamiques de jeunes lycéens étaient en tête, donnant une dynamique à tout le cortège de la CGT. Beaucoup d’enseignants et enseignantes accompagnaient les jeunes, avec leurs banderoles qui portaient sur les mêmes revendications.
Tous les secteurs de la fonction publique étaient dans la rue, derrière les banderoles des fédérations, dans des cortèges hérissés de panneaux. Plusieurs dénonçaient la militarisation, l’argent pour la guerre.
La CFDT avait mobilisé et était très visible du fait de la couleur orange uniforme des chasubles et des banderoles tenues par les militants et militantes.
Le cortège de 10 000 pompiers a rejoint la manifestation à mi-parcours.
La présence policière était importante et de nombreux jeunes nous ont fait part de la brutalité des charges policières, dès qu’un petit groupe se formait, depuis le départ des lycées jusque dans les rues menant au cortège de manifestants.




















Une ligne de diffuseurs était déployée à la hauteur de notre stand, avec le tract du 29. Les autocollants contre la militarisation ont eu beaucoup de succès dans les cortèges des jeunes.
Tours : la jeunesse et les travailleurs et travailleuses de la fonction publique et du privé, ensemble
La manifestation du 29 à Tours s’est caractérisée par une importante participation des jeunes lycéen.nes et étudiant.es dans un cortège lui-même important de 2600 personnes selon la préfecture à 2800 selon les syndicats. L’ensemble des syndicats était représentés, CGT, FSU, CFDT, FO et Solidaires.
La fonction publique était bien sûr très présente avec toutes professions des services municipaux et départementaux , éducation nationale, hôpitaux, cheminots… avec en première préoccupation et sujet de lutte, le gel des salaires et le pouvoir d’achat mais aussi les attaques contre les services publics. Des entreprises du privé étaient aussi présentes comme SKF, TLD, équipementier pour l’aéronautique… Une soixantaine de salariés d’une entreprise en grève pour 2 jours, Wordline, entreprise française de paiement électronique à la tête de 18 000 salariés dans 40 pays. Les salariés se battent pour refuser la restructuration qui les obligeraient à déménager à Blois. Des salariés de Blois sont venus les soutenir.
La jeunesse qui avait bloqué certains lycées, Balzac, Grandmont et l’université des Tanneurs à Tours et Rabelais à Chinon, réclamait des moyens et l’égalité dans l’accès à l’éducation. Une pancarte de lycéens disait : « Education ou élevage intensif ? » Des mots d’ordre antifascistes étaient lancés. Ils dénonçaient la loi Bienvenue 2 comme une loi raciste qui discriminait les étudiants étrangers en leur faisant payer des droits d’inscription démentiels.




Alsace : Défense des salaires et les services publics et colère face aux mauvais coups du gouvernement
A la manifestation appelée par de l’intersyndicale (CGT-CFDT-FO-UNSA-Solidaires-FSU-CGC-CFTC-CNT) contre le blocage du point d’indice et la défense du service public, se sont rajoutés les appels de la jeunesse lycéenne et étudiante (AES-FSE) et de certains secteurs du privé, comme les salariés de la Filpac, de Messier, Safran, Dumarey, de la Chimie et du Commerce.
A Mulhouse, les salariés de Stellantis étaient présents avec leur syndicat CGT ; Stellantis a annoncé la fermeture du site de Sochaux. Il y avait aussi des cheminots et des postiers. Des salariés du CROUS ont rejoint le cortège lycéens et étudiant CSTE (Syndicat étudiants du 68).
Près de 4000 personnes dans la rue à Strasbourg et un bon millier à Mulhouse.
Santé – Hôpitaux, Inspecteurs du Travail, Territoriaux, Missions locales, CROUS, Cheminots, SDEA, AESH, Techniciens de l’Hôpital, Télécom, auxiliaires de puériculture, Ostéopathes, Educateurs (PJJ), Collectivité Européenne d’Alsace, etc.
Le salaire était la revendication centrale des travailleurs de la fonction publique et du secteur privé qui dénonçait les NAO au rabais et l’intensification du travail.
L’inquiétude de la disparition des services publics se manifestait principalement par la dénonciation du manque de moyens pour les besoins de la population. Les AESH qui doivent répartir leur peu de moyens pour les enfants, l’éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse qui dénonce un suivi dégradé des jeunes dont ils ont la charge, par manque de temps et de personnel. Le plombier de l’Hôpital qui ne fait que gérer des urgences, laissant les autres problèmes en attente… « Des métiers formidables, avec des salaires minables ».
Les inspecteurs du travail étaient mobilisés et soutenaient leurs deux collègues syndicalistes réprimés dans l’Isère. Ils distribuaient un appel intersyndical « Soutien à Pierre et Benoit » pour un rassemblement le lundi 5 octobre.
Ce sont les enseignants et surtout les élèves qui étaient les plus dynamiques Une banderole du Lycée Fustel de Coulanges (Strasbourg centre-ville), commune Profs-Lycéens, a rassemblé un grand nombre de personnes très déterminées. Les lycéens, soutenus par des enseignants, avaient bloqué l’établissement et ont été « délogés » par la police. Colère contre l’intervention des forces de l’ordre, colère contre le manque de moyens pour la classe et pour l’accompagnement des élèves, dénonciation des conditions de travail des enseignants qui se dégradent de jour en jour, et des salaires au rabais. Les lycéens dénonçaient également des locaux bouilloires thermiques et ils revendiquaient la suppression de Parcours Sup. Des lycéens en colère venaient du lycée Le Corbusier d’Illkirch sud de Strasbourg, ils manifestaient à Guebwiller, à Mulhouse, où des lycéens de Albert Schweizer ont été mis en garde à vue. Un rassemblement de soutien regroupant lycéens, parents et profs, s’est tenu jusque dans la soirée devant le lien de détention.
Les étudiants étaient présents en nombre pour défendre leurs conditions d’études et pour dénoncer les mesures discriminatoires des frais d’inscription pour les étudiants extra-communautaires, qui défilaient derrière leur banderole « Etudier à Strasbourg sans droits différenciés ». Les étudiants défendaient également l’APL pour les aider à se loger. A Mulhouse aussi il y a eu un groupe important d’étudiants défendant ces revendications.






Face à l’austérité et aux mauvais coups patronaux et du gouvernement, plusieurs pancartes dénonçaient la « macronie » et le système capitaliste, le militarisme et le nationalisme.
Les camarades du parti ont eu de nombreux échanges avec les manifestants. Ils ont diffusé le tract et La Forge. Les panneaux ont été pris en photos.
Mercredi 30 sept : les lycées en colère poursuivent leur mouvement à Strasbourg (67- Kléber, Jean Monet et René Cassin), Molsheim (67), Guebwiller (68), Wittelsheim (68), Mulhouse (68 -Albert Schweizer et Montaigne), etc. Des élèves ont interpelés à Strasbourg.
Toulouse : 11 000 manifestants
11 000 personnes se sont mobilisées pour les services publics pour cette manifestation.
Comme dans toutes les villes, étaient représentés, les sapeurs-pompiers, les ambulanciers du CHU, les personnels éducatifs, et ceux de la santé, le médico-social, et les lycéens en cortège compact qui affluaient de plusieurs lycées bloqués, une quinzaine, dans l’agglomération toulousaine.
Les salaires et les conditions de travail étaient au centre de la mobilisation appelée par une intersyndicale CGT FSU Solidaires, UNSA, FO.
Le matin même une action des AESH a été organisée pour dénoncer une rentrée déplorable aggravée à Toulouse par les pannes informatiques du début d’année. Ils -elles, dénoncent la poursuite des discriminations salariales et les mauvaises conditions de travail, la non-reconnaissance de la profession, qui figure sur dans le tract d’appel à la journée du 29 septembre.
Cette manifestation qui fait suite à celle du 26 avec des revendications complémentaires et la colère qu’expriment les lycéens face à leurs conditions d’études notamment dégradation des locaux, surcharge de classe et manque de professeurs, traduisent un profond mécontentement qui traverse toutes les strates de la population, étudiante, laborieuse et retraitée. Cela laisse augurer de nouvelles mobilisations, il ne s’agit pas d’un simple rendez-vous rituel de rentrée mais d’un ensemble de problèmes qui s’empilent.
Plusieurs personnes nous ont accostés avec notre panneau dans la rue ou le métro que ce soit le 26 ou le 29 pour exprimer leur accord avec les mouvements actuels, notamment des lycéennes qui ont salué notre dernier panneau capitaliste broyeur de vie ça suffit !




Près de 10 000 manifestantEs à Bordeaux
Les manifestations se succèdent, s’additionnent pour toujours plus de monde mobilisé. La fonction publique de la métropole bordelaise a répondu présente avec de gros bataillons dans chaque cortège de l’intersyndicale locale qui dénonce dans sa banderole de tête : « L’incendie est social ! »
Forte mobilisation des AESH du secteur éducatif en particulier, mais aussi familial confronté au prix des carburants impactant directement à la baisse leurs revenus bloqués. « Du fric pour le public » aura été un des slogans les plus repris, notamment dans les rangs FSU.
Notons la présence de nombreux lycéen.ne.s tout le long de la manif’ car quatre grands établissements ont été bloqués avec des revendications très précises sur le nombre de profs manquants, sur le nombre d’élèves par classe dépassant souvent trente, sur l’état même des bâtiments (vétusté, bouilloire, etc.) Quant aux pompiers, ils étaient touTEs montéEs à Paris pour faire les 8 000 manifestants qu’ils s’étaient promis de rassembler face au gouvernement, avec des actions qui ont débuté dès le week-end dernier dans la capitale (Champ de Mars, etc.)
Le parti y est intervenu avec son tract mensuel, ses panneaux dénonçant l’explosion du budget au détriment des autres budgets, rappelant le manque de Canadair en France face aux méga-feux, et avec le tract d’appel à manif le 11 novembre à Paris contre la militarisation, avec signature de la pétition du collectif « Qui veut la paix, combat la marche à la guerre ». La Forge y a été vendue.
