La solidarité populaire avec les pompiers et les sinistrés 08 septembre 2026
Quasi spontanée, mais aussi encadrée par des associations rodées : le Secours populaire, la Croix-Rouge, les cagnottes de certaines communes, les réseaux sociaux, les mairies et leurs personnels sur le pont.
Pendant les 220 000 évacuations, le Secours populaire annonçait déjà sur son site 1 million de dons en argent et de nombreux arrivages en nature venant de tout le pays et d’au-delà !
L’entraide spontanée et celle organisée se sont additionnées : un mois après, de nouveaux arrivages ont eu lieu pour la rentrée scolaire. Plusieurs mairies de Gironde avait mis en place un moyen de collecter tout don en euro et parfois en nature. L’UD CGT de Gironde et d’autres structures ont aidé à faire converger aides et dons vers la zone sinistrée, notamment Le Porge.
La difficulté du relogement sévit, mais arrivent des offres généreuses de places en maison ou en mobilhome, qui ne peuvent cependant pas résoudre la forte demande locale.
Des vacanciers sont revenus ou arrivés en septembre afin d’aider les commerces à passer le cap. Mais la plus spectaculaire fut l’aide apportée aux pompiers par tous ceux qui le pouvaient. Parmi eux, il y a eu Cédric et sa femme Jennifer – lui est Réunionnais, elle de Bordeaux, cuisiniers itinérants en Gironde : « Ça nous est venu naturellement avec ma femme, on a pris le parti de participer à notre manière en allant cuisiner pour les pompiers ». Il y avait 1 400 pompiers sur les feux et, pendant plusieurs jours, ce couple a remplacé les marchés, de toute façon fermés, par la solidarité aux secours.*
Mieux que cela, après la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux relatant leur initiative solidaire, « on a vu un élan de générosité.
Beaucoup de gens se sont mobilisés pour nous permettre de continuer à faire les courses. C’est arrivé de partout, » explique le cuisinier. Dons alimentaires ou via une cagnotte en ligne ont ainsi afflué de toute la France. De Polynésie sont venus une vingtaine de pompiers, ainsi que d’autres pays. Laissons la conclusion au secrétaire CGT du SDIS33, Djibril Cissé-Junior, en conférence-débat, le 21 août, à St-Macaire : « Sans l’immense solidarité populaire autour des pompiers, sans l’aide concrète des paysans pour trouver de l’eau, jamais on ne serait venu à bout de ce feu monstrueux ».
(https://cie-lubat.uzeste.org/radio-uz/-«Conférence-débat : L’incendie et après ? ») ★
La Poste veut faire rattraper les heures perdues pour cause d’incendies !
« C’est trop ! » s’indignent les salariés de La Poste en Gironde. Elle leur a demandé de rattraper les heures perdues à cause des incendies, sous prétexte qu’elle avait maintenu leur rémunération à 100 %. Une décision ressentie comme injuste et immorale, vues les circonstances catastrophiques : centre de tri fermé du 25 juillet au dimanche 2 août et axes routiers d’accès tous fermés. Au total, une vingtaine de bureaux de poste ont également cessé leur activité, entrainant l’immobilisation d’environ 700 000 courriers, tous traités après les feux par les salariés. Face à cette provocation, la CGT FAPT 33 a engagé un bras de fer :
alertes sur les risques pour la santé, danger grave et imminent, préavis de grève, pétition, interventions dans les médias et mobilisation sur les réseaux sociaux. Sous la pression, la Poste a reculé, mais main tenu une récupération plafonnée à 14 heures. Mais comme le dit la CGT FAPT 33 : « C’est encore 14 heures de trop ! Les agents n’ont choisi ni les incendies, ni les évacuations, ni la fermeture des sites. Ils n’ont donc aucune heure à devoir récupérer et aucun congé à sacrifier. » Prochain rendez-vous à la manifestation de la fonction publique, le 29 septembre. ★
