Si l’agression militaire de l’impérialisme US, de concert avec l’Etat sioniste d’Israël, a quelque peu mis au second plan ce qu’il est convenu d’appeler « l’affaire Epstein », elle a fait pendant des semaines la une et les gros titres des médias. Si elle a pu servir à détourner l’attention des préparatifs de guerre, ces révélations mettent en lumière la dépravation de cercles dirigeants, la connivence entre ces personnalités bien placées et le sentiment d’impunité qui les anime. Et elle peut se poursuivre, au gré des révélations.
Jeffrey Epstein, arrêté en juillet 2019 par le FBI et accusé de “trafic sexuel en bande organisée de mineures”, se suicide en prison un mois plus tard. Il laisse derrière lui des archives dont la publication va éclabousser de nombreuses personnalités dans le monde. Ses liens avec tout un tas de personnalités du monde politique, du monde des affaires et du divertissement ont été révélés par des millions de documents issus du ministère de la justice américaine publiés le 30 janvier dernier. Les « Epstein files » montrent que beaucoup de « contacts » de ce millionnaire et prédateur sexuel ont continué à le fréquenter après sa première condamnation pour viol sur mineures en 2008.
Qu’ils soient directement impliqués dans ses crimes ou « simplement » bénéficiaires de ses largesses financières ou de son carnet d’adresses, de nombreuses figures politiques internationales (des chefs d’Etat, des ministres, des conseillers, des diplomates) mais également des membres des élites économiques, artistiques, médiatiques et scientifiques apparaissent dans ces documents…y compris les noms de personnalités françaises bien en vue !
Comme l’explique le journal Le Monde, si le fait que leurs noms apparaissent dans ces fichiers ne signifie pas qu’ils soient directement impliqués ou complices de ses crimes sexuels, « selon les cas, il leur est reproché leur complaisance avec un criminel sexuel condamné, du trafic d’influence ou de possibles délits non sexuels, comme de la fraude fiscale ou des malversations financières. Dans d’autres cas, les documents suggèrent la possible corruption de certains responsables politiques par Jeffrey Epstein. » (Cf. Les Décodeurs du 12 février).
Il en est autrement du nom des jeunes femmes victimes de ces turpides, qui sont mis sur la place publique.
De faits, ces révélations ne peuvent qu’alimenter le « tous pourris » et le rejet des élites.
Elles ont donné lieu à toutes sortes de thèses complotistes.
Quoiqu’il en soit ces informations démontrent la déliquescence de ces cercles de pouvoirs et leur amoralité totale.
Ils sont le reflet d’un système mondial parasitaire et pourrissant.
