Parti Communiste des Ouvriers de France

Comment et sur quoi se mobiliser ?
12 février 2026

Repartons de la phrase : « C’est pourquoi, il faut combattre en priorité « notre » impérialisme et inscrire ce combat dans celui de la classe ouvrière, des travailleurs et des peuples du monde ». L’impérialisme, c’est le renforcement des monopoles dans tous les domaines de la société  ; c’est le renforcement de l’Etat à leur service exclusif  ; c’est l’assujettissement de toute la société à ces objectifs, c’est la réaction sur toute la ligne, dans tous les domaines ; ce sont les interventions militaires qui se multiplient contre les peuples, contre les Etats, et font grandir le danger de guerre inter-impérialiste de plus grande ampleur. Aujourd’hui, dans un Etat impérialiste comme le « nôtre », cela se traduit plus particulièrement par la militarisation de l’économie, de la société et de toutes les fonctions et instruments de l’Etat.

La situation internationale exerce une grosse pression sur les peuples, sur les travailleurs, sur la jeunesse.

Cela est vrai dans tous les pays  :

tous les gouvernements, les instruments de propagande, les forces politiques et sociales liées à l’oligarchie veulent instiller la peur, le désarroi, la confusion et la division. C’est une forte offensive idéologique contre la conscience de la classe ouvrière, des masses populaires et des forces progressistes, révolutionnaires, pour essayer d’annihiler leurs capacités à comprendre les enjeux de la situation, à résister et à agir. Or, c’est précisément la défense des intérêts ouvriers et populaires, des peuples, qui sont le principal levier de résistance à l’impérialisme. C’est là le premier terrain à occuper, à nourrir :

celui de la résistance à cette offensive, dire « non » à la confusion des intérêts, entre ceux de l’oligarchie et ceux de la classe ouvrière, des masses populaires et des peuples.

Certains terrains sont plus particulièrement importants aujourd’hui.

Le combat des syndicalistes de lutte de classe

Le combat collectif contre la surexploitation, pour les salaires, pour faire payer les patrons, pour concrétiser la solidarité avec les travailleurs et travailleuses qui se battent pour ces objectifs, en France et dans tous les pays, le refus des divisions et de la mise en concurrence.

La dénonciation et les résistances contre la banalisation et la généralisation de la production directe et indirecte d’armes et de tout ce qui participe au développement du complexe militaro-industriel, se pose dans tous les pays impérialistes. C’est des nouvelles caractéristiques de la période qui traverse le mouvement syndical. Dans ce sens, les mobilisations contre les livraisons d’armes à l’Etat sioniste d’Israël contribuent puissamment à développer la conscience anti-impérialiste dans le mouvement syndical. C’est un axe à développer, en cherchant à tisser des liens concrets par-dessus les frontières.

La lutte contre l’embrigadement de la jeunesse

La pénétration de l’armée dans le système éducatif, à tous les niveaux, pour faire des jeunes de la chair à canons se manifeste partout. Sur ce plan, il faut notamment chercher à généraliser l’opposition à la réintroduction du service militaire, sous toutes ses formes, qui se développe dans tous les pays européens.

Cela concerne aussi bien les jeunes hommes que les jeunes femmes. Les personnels de l’éducation sont aussi directement concernés, par un phénomène qui se répand très vite. Il y a urgence à agir.

L’opposition aux alliances militaires

En premier lieu l’Otan et son pendant européen, la « défense européenne ». Ni l’impérialisme français, ni l’impérialisme allemand ne sont des forces de paix et ils se livrent une bataille acharnée pour gagner la direction de cette « défense européenne ». Il faut faire grandir l’exigence du retrait de l’Otan et de la dissolution de cette alliance militaire agressive.

Le soutien aux peuples menacés et agressés par les puissances impérialistes : pour l’arrêt immédiat de la guerre inter-impérialiste en Ukraine, pour la solidarité avec le peuple vénézuélien et avec les autres peuples d’Amérique latine et des Caraïbes  ; pour la solidarité avec le peuple palestinien. Contre la présence militaire française en Afrique :

troupes et bases françaises, hors d’Afrique !

Le soutien aux peuples des colonies françaises, pour leur autodétermination.

Ces colonies sont autant de bases militaires de l’impérialisme français disséminées dans le monde. Le droit de leur peuple à l’autodétermination, c’est aussi leur droit à sortir du dispositif militaire international de l’impérialisme français. C’est rendre possible l’établissement de liens de solidarité et d’amitié avec les peuples de leur région.

Pour nous, comme pour tous les partis et organisations marxistes-léninistes dans le monde, faire grandir la dénonciation du système impérialiste, c’est mener le combat idéologique et politique autour de ces questions et poser la question de la nécessité de la rupture révolutionnaire avec le système. ★