
Alors que nous avons encore en tête les images, relayées par les médias, des soldats de l’armée française et de leur chef, Hollande, accueillis en libérateurs du Mali et qu’en France les voix pour s’opposer à cette intervention militaire sont encore trop rares, nous pensons utile de publier dans ce supplément un certain nombre d’articles et de prises de positions de notre parti et de nos partis frères d’Afrique (Bénin et Côte d’Ivoire), ainsi que la voix du MBDHP, organisation démocratique du Burkina Faso.
Comme à chaque fois qu’une intervention impérialiste se prépare, les médias sous influence préparent eux aussi les esprits. Quelques jours avant l’intervention militaire française, on a multiplié les reportages et les images montrant les atrocités commises par les djihadistes qui s’étaient rendus maîtres du Nord Mali pour mieux nous faire accepter, comme un moindre mal en somme, l’intervention militaire de la France.
Nous ne minimisons évidemment pas les souffrances qu’a subies le peuple malien de ces régions sous la férule des ses bandes de fanatiques barbares.
Mais nous voulons, par ces textes, rétablir certaines vérités et permettre à nos lecteurs de mieux comprendre pourquoi nous avons dénoncé cette intervention militaire française dès sa préparation et pourquoi nous avons dit notre opposition le lendemain même où les avions militaires français
ont atterri à Bamako.
Nous espérons également que tous ceux qui, comme nous, sont contre cette intervention, trouveront dans ce document des arguments pour convaincre autour d’eux et élargir les rangs des opposants à cette guerre impérialiste. Enfin, que ceux qui, sans avoir approuvé l’intervention, s’interrogent, trouvent dans ces articles des éléments pour répondre à leurs questions.
Nous commençons ce dossier par des prises de positions de partis marxistes-léninistes, des organisations démocratiques des pays voisins du Mali, dont les régimes sont des pièces importantes de la politique de domination de l’impérialisme français en Afrique, connue sous le terme de “françafrique”.
En Côte d’Ivoire, c’est l’armée française qui est intervenue pour chasser Gbagbo et pour mettre en place Ouattara, au nom de la “défense de la démocratie”.
Supplément trimestriel du journal La Forge · Organe central du PCOF · Février 2013
Rendez-vous sur la page Contact pour commander un exemplaire de cette revue. Prix : 2€
