Parti Communiste des Ouvriers de France

Grenoble : « une fleur dans l’Isère » à la mémoire des manifestants algériens massacrés le 17 octobre 1961
18 octobre 2025

Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers de travailleurs algériens et leurs familles manifestaient à Paris  à l’appel du FLN. Alors que l’armée française poursuivait une terrible guerre coloniale sur le sol algérien, la  répression de cette manifestation pacifique  fut d’une extrême violence  : des milliers de personnes furent arrêtées, des centaines furent tuées ou disparurent, jetées à la Seine. A la conduite des opérations : Maurice Papon, celui-là même qui sera condamné en 1998 pour complicité de crimes contre l’humanité commis sous l’Occupation et que De Gaulle avait pourtant nommé préfet de police de Paris. Roger Frey ministre de l’Intérieur, Michel Debré, Premier ministre, et De Gaulle, qui étaient au courant, partagent la responsabilité de ce crime d’Etat. Il aura pourtant fallu des années et une action soutenue de militant·e·s, historien·ne·s, écrivain·e·s, associations pour que ce qui s’est passé à Paris ce jour-là commence enfin à sortir du silence organisé au nom de le raison d’Etat par le pouvoir de l’époque et par ses successeurs.

Chaque année à Grenoble, où une première manifestation de protestation avait eu lieu dès le 18 octobre 1961, un rassemblement est organisé ce 17 octobre, suivi  d’un défilé  jusqu’à une passerelle sur l’Isère où des fleurs sont symboliquement jetées à la mémoire des manifestations algériens massacrés à Paris le 17 octobre 1961. Les interventions ont mis en avant l’exigence que l’Etat français reconnaisse sa responsabilité dans ce crime d’Etat et dans les massacres liés à la colonisation. Elles ont aussi réaffirmé  le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, dénoncé la violence inouïe dont est victime le peuple palestinien de la part du pouvoir israélien, et ont rappelé que « rendre hommage  aux manifestantes et manifestants de 17 octobre 1961″ c’est aussi être solidaire des combats démocratiques que le peuple algérien » mène contre la répression.

Notre parti, qui figurait dans la liste des nombreuses organisations soutenant cette initiative, était présent avec le drapeau Kanak et un tract rappelant que le colonialisme français n’est pas mort et dénonçant les manœuvres du gouvernement Lecornu pour tenter d’entraver la marche du peuple kanak vers l’indépendance.

Le tract diffusé par le parti