“Ils voulaient aussi décapiter l’USTKE” 10 juin 2026
Nous avons eu l’occasion de discuter avec la secrétaire générale de l’USTKE, Mélanie Atapo , dans le cadre d’une réunion avec le Collectif de Solidarité Kanaky (CSK). Elle a représenté le syndicat au 54 e congrès de la CGT, avec laquelle l’USTKE a des relations anciennes. L’USTKE a également des liens avec Solidaires et la CNT. Le bulletin du CSK se fait régulièrement l’écho des analyses et actions de l’USTKE, qui est une des 7 organisations syndicales de salariés représentative (la 3 e derrière la CFE-CGC et l’Usoenc, qui a des liens avec la CFDT).
Mélanie a insisté sur l’ampleur de la crise économique et la détresse sociale qui touche plus particulièrement la population kanak.
Nous retenons trois questions de ce riche échange :
L’avant mai 2024, avec la crainte des anti-indépendantistes de voir que le mouvement indépendantiste était capable de gérer – le gouvernement Mapou avait bouclé le budget. Il fallait le faire tomber.
Au moment du soulèvement du peuple kanak, les responsables de l’USTKE ont très vite compris que l’Etat colonial voulait « décapiter » les organisations kanak : ce furent les arrestations des dirigeants de la CCAT, et les menaces étaient réelles concernant l’USTKE. Comme l’a dit Mélanie, récemment élue à la tête du syndicat, « il fallait sécuriser la structure ».
Le syndicat, sorti du FLNKS en 1989, a gardé son indépendance en tant que syndicat engagé dans la lutte pour l’autodétermination. Le Parti travailliste (PT), lié à l’USTKE, est membre du FLNKS. Le syndicat, qui se bat pour l’unité du mouvement indépendantiste, appelle à voter pour les listes FLNKS aux prochaines élections provinciales. ★
