Iran : Répression massive par un régime aux abois 12 février 2026
L’ampleur de la répression se chiffre en plusieurs milliers de morts (le chiffre de 35 000 est souvent avancé) et des dizaines de milliers d’arrestations. Ces chiffres, relayés par des organisations hors d’Iran, souvent installées aux USA, sont évidemment à prendre avec précaution, mais le caractère massif et très brutal de la répression n’est pas discutable.
L’appel de Trump à « tenir bon » et que « l’aide allait venir », appuyé sur l’envoi d’un groupe aéronaval lourdement armé, ont suscité des espoirs dans certains secteurs de la population en rébellion contre le régime des mollahs ; espoir d’une intervention US rapide qui renverserait le régime.
Mais, très vite, le même Trump a minimisé l’ampleur de la répression et s’est focalisé sur la question du nucléaire iranien. L’intervention militaire n’est pas exclue, mais ce qui prévaut, ce sont les sanctions renforcées (blocus)… et les discussions avec le régime mis sous pression. L’UE est sur la même position, et les alliés russes et chinois du régime iranien ne le soutiennent pas.
Macron a salué l’initiative de l’UE concernant les Gardiens de la révolution (mis sur la liste des « organisations terroristes ») et exige l’arrêt du programme nucléaire militaire, des mesures pour limiter la portée des missiles et pour arrêter la « déstabilisation » de la région. Bref, le même discours que Netanyahu qui n’a de cesse de déstabiliser tous les Etats de la région, à coups d’opérations militaires.
Le régime iranien met à profit ce répit pour intensifier la répression pour dissuader et terroriser la contestation. En gestionnaire néolibéral de l’économie et de la société, il va continuer à faire payer les conséquences du blocus renforcé aux masses iraniennes, ce qui, en retour, va alimenter la contestation sociale. Comme en témoignent des syndicats, des organisations ouvrières, des forces révolutionnaires, la lutte de classe n’a jamais cessé en Iran, malgré la répression. Dans ce grand pays, de 92 millions d’habitants, qui vivent majoritairement dans des villes et dont une très grande partie est constituée de jeunes, la répression ne peut venir à bout de la contestation. Il faut continuer à faire connaître ces résistances et dénoncer toutes les ingérences impérialistes qui soutiennent un changement de régime qui leur permettrait de prendre le contrôle des richesses du pays. ★
