Parti Communiste des Ouvriers de France

Italie : création de l’Organisation pour le Parti Communiste du Prolétariat
30 avril 2025

Une bonne nouvelle pour ce Premier Mai que nous voulons partager avec nos amis et lecteurs

27 avril 2025

La réunion des représentants de Militanza Comunista Toscana et de la Plateforme communiste – pour le Parti communiste du prolétariat d’Italie pour la fusion des groupes communistes et la fondation de l’Organisation pour le Parti communiste du prolétariat s’est tenue le 25 avril 2025, en présence d’un représentant de la Conférence internationale des partis et organisations marxistes-léninistes (CIPOML).

Lors de cette réunion, ont été ratifiés le Programme général, le Programme d’action et le Règlement de l’Organisation.

Ces documents ont été élaborés sur une base marxiste-léniniste et adoptés après de longues discussions impliquant tous les militants des groupes, ainsi que d’autres camarades qui partagent nos conceptions et positions politiques et ont décidé de se joindre au travail collectif.

A également été approuvé, un rapport sur l’activité commune menée au cours des dix-huit derniers mois, qui illustre l’état d’avancement de la fusion.

La Réunion a revendiqué et fait siens toutes les activités, les documents d’analyse et de critique, les articles publiés, les communiqués signés conjointement et diffusés au cours de cette période.

L’activité politique menée en commun, combinée à la clarification idéologique et à l’unité sur les principes du communisme, au développement de la confiance mutuelle et de la solidarité, a permis de vaincre l’esprit de groupe et de conclure un accord organique sur l’Organisation, avec pour tâche de résoudre la question de la fusion des groupes eux-mêmes en une seule organisation.

Tous les participants ont exprimé leur détermination à réaliser la fusion et à construire une seule organisation marxiste-léniniste, avec une unité organisationnelle et idéologique solide et une ligne politique combative.

La réunion a défini les bases idéologiques et organisationnelles de l’Organisation pour le Parti communiste du prolétariat et a élaboré les questions essentielles de sa ligne générale en tant qu’organisation révolutionnaire marxiste-léniniste du prolétariat.

Elle a souligné les limites et les insuffisances du mouvement communiste dans notre pays, débattu les problèmes vitaux qui nous attendent, condamné les vues révisionnistes et social-démocrates sur le Parti du prolétariat, ainsi que toutes les vues erronées étrangères à l’idéologie marxiste-léniniste qui ont pénétré les rangs du mouvement ouvrier et communiste.

Ont été dénoncées, en particulier, les diverses formes et pratiques du révisionnisme et de l’opportunisme modernes, ainsi que la « théorie » et la pratique de la multipolarité qui sont propagées par les États capitalistes et impérialistes.

La réunion a établi que la théorie d’avant-garde, par laquelle l’Organisation est guidée dans l’élaboration des programmes et dans toute son activité, doit être le marxisme-léninisme.

Elle s’est donc donnée pour tâche de défendre la théorie du mouvement pour l’émancipation du prolétariat, de la révolution socialiste et de la dictature du prolétariat, de la construction de la société communiste. Et, en conséquence, d’insister énergiquement sur le travail d’élévation idéologique des militants sur le plan théorique et politique, à travers l’étude et l’assimilation du marxisme-léninisme, qui doit être appliqué à la situation concrète.

La Réunion a réaffirmé l’internationalisme prolétarien comme une pratique vivante et a établi que l’Organisation, poursuivant la décision prise à l’époque par le PC, fait partie intégrante de son expression la plus avancée et la plus cohérente : la CIPOML, l’intégration idéologique, politique et organisationnelle des partis révolutionnaires du prolétariat de divers pays et continents, projetée vers une nouvelle Internationale communiste.

Un Comité de Direction national (CDN) provisoire a été nommé à la direction de l’Organisation, auquel sont transférés tous les militants, les connexions, les moyens et les ressources existants.

A partir de la date de la Réunion, les militants sont tenus d’appliquer uniquement les Règlements établis sur la base du principe du centralisme démocratique, principe fondamental de d’organisation pour la constitution d’un authentique parti de classe et révolutionnaire du prolétariat.

Une attention particulière a été accordée à l’unité, à la discipline de l’Organisation et à la vigilance, à l’affirmation de la morale communiste, sans laquelle la lutte pour le Parti ne peut être menée avec succès.

La Réunion a réaffirmé le principe de la direction collégiale, à tous les niveaux, et de la responsabilité individuelle, qui se complètent mutuellement. Notre vie organisationnelle est une vie collective qui rejette catégoriquement tout individualisme, tout personnalisme. Chaque militant est soumis aux décisions prises collectivement et doit aussi respecter à tout moment l’activité centralisée avec ses canaux organiques.

En conséquence, la Réunion recommande à la CDN provisoire d’éviter soigneusement la pénétration d’idées et de pratiques étrangères à l’idéologie et à la ligne politique de l’Organisation et d’épurer de ses rangs ceux qui se révéleront être des éléments antimarxistes et anti-léninistes, partisans de tendances opportunistes, révisionnistes, individualistes, liquidatrices. En même temps, l’improvisation, le volontarisme et le révolutionnarisme petit-bourgeois doivent être évités et combattus.

L’Organisation devra, en analysant la situation en chaque lieu et dans le cadre de la ligne politique et de la tactique, planifier le travail en fixant des objectifs réalisables dans des délais, des activités et des tâches définis. Les responsabilités et les tâches assignées à chaque militant devront être très claires. Tout ce travail devra faire l’objet d’un suivi et d’un contrôle systématiques.

Une question fondamentale débattue par la Réunion concerne les liens du Parti avec les masses prolétariennes. C’est pourquoi des décisions ont été prises concernant des activités de propagande combatives et intensives pour réaliser la combinaison du socialisme scientifique et du mouvement ouvrier, pour développer une activité quotidienne multidimensionnelle, systématique et ininterrompue parmi les masses ouvrières et leurs organisations, en particulier parmi les ouvriers de l’industrie, afin d’élever leur conscience révolutionnaire ; pour resserrer et renforcer les liens avec la jeunesse et les femmes du prolétariat et des couches populaires, afin d’étendre l’influence communiste dans ces secteurs et de devenir l’expression claire, complète et sans compromis de leurs problèmes et de leurs besoins.

L’Organisation, en tant que représentante des intérêts de la classe ouvrière, devra prendre sur elle la tâche de défendre en même temps les intérêts de toutes les masses laborieuses, des exploités et des opprimés par le système capitaliste-impérialiste.

La ligne politique de l’Organisation a pris forme avec l’analyse de la situation concrète et les tâches politiques élaborées par la Réunion. Le scénario international et national actuel, qui voit l’aggravation de toutes les contradictions fondamentales de l’époque de l’impérialisme, une avancée de la fascisation, du réarmement, de la militarisation, de l’aggravation des conflits géopolitiques, de la répression, mais aussi de la lutte des masses ouvrières dans de nombreux pays, exige que nous prenions l’initiative contre l’offensive de l’impérialisme et de la réaction bourgeoise.

Les plans impérialistes agressifs et bellicistes exigent que nous nous unissions et mobilisions rapidement nos forces pour défendre les intérêts économiques, sociaux et politiques et les droits du prolétariat, pour résister aux partisans de l’austérité, de l’autoritarisme, des guerres de rapine et du fascisme.

L’unité d’action des ouvriers, et sur cette base l’unité avec les classes laborieuses et les secteurs opprimés ; l’action commune des forces démocratiques, progressistes, de gauche, anticapitalistes, anti-impérialistes et antifascistes, sont fondamentales pour combattre les ennemis du prolétariat et des peuples et constituent une véritable base pour l’union des communistes.

Il est nécessaire de développer les politiques du front unique et du front populaire, d’intensifier la lutte contre le gouvernement direct de l’extrême droite, de donner vie à une action politique révolutionnaire de masse pour vaincre l’offensive bourgeoise, en insérant la lutte contre la misère croissante, les menaces de guerre, l’autoritarisme et la répression de l’État bourgeois, dans la lutte pour la rupture révolutionnaire avec le système bourgeois, ses crises, ses guerres, en complétant les deux avec  le processus de lutte et d’unité pour le Parti communiste du prolétariat de notre pays.

Du point de vue idéologique, les résultats de la réunion, avec la fusion des groupes et la fondation de l’Organisation pour le Parti communiste du prolétariat, sont une victoire du marxisme-léninisme et de l’internationalisme prolétarien contre l’opportunisme, le révisionnisme, le trotskysme, l’économisme et d’autres déviations dans le mouvement ouvrier et communiste de notre pays.

Le pas fait est un pas dans la bonne direction. Il offre une référence et une indication de la lutte ouverte contre la confusion idéologique, la fragmentation organisationnelle des groupes et la dispersion des communistes individuels. Il faut arrêter et inverser ces phénomènes négatifs générés par le révisionnisme, en surmontant par la lutte les obstacles et les difficultés sur le chemin de l’union des forces communistes.

Maintenant s’ouvre le processus de renforcement de l’Organisation, dont la fonction fondamentale est d’œuvrer à réunir les conditions minimales nécessaires à la proclamation du Parti communiste, instrument indispensable non seulement pour s’opposer à l’exploitation et aux guerres de rapine, mais aussi pour triompher dans la révolution prolétarienne et dans la construction du socialisme prolétarien.

Il n’est pas possible de travailler pour le parti aujourd’hui sans avoir une organisation communiste qui prépare réellement sa constitution, en  forgeant des liens de plus en plus étroits avec la classe ouvrière par une propagande énergique et une agitation politique.

Toutes nos énergies doivent être dirigées vers cet objectif historique, avec une clarté idéologique et une fermeté de positions politiques, en développant l’initiative politique communiste dans la classe et en donnant une impulsion au regroupement des communistes et des ouvriers avancés.

Une Organisation en tant qu’instrument indispensable dans les conditions actuelles pour unir et faire avancer, sur la base des principes du marxisme-léninisme et de l’internationalisme prolétarien, en pleine indépendance vis-à-vis de la bourgeoisie, le travail et la lutte pour le Parti communiste dans notre pays, en combattant les conceptions et les tendances opposées au marxisme-léninisme.

Aujourd’hui plus que jamais, la classe ouvrière a besoin d’une direction politique qui représente ses intérêts immédiats et finaux, qui lutte pour une nouvelle société, pour la fin de l’exploitation de l’être humain par l’être humain avec le socialisme, jusqu’au communisme, la société sans classes. Non pas un parti de la gauche bourgeoise, mais une véritable avant-garde du prolétariat, luttant pour le pouvoir !

La constitution d’un parti de classe indépendant et révolutionnaire, avec son propre programme révolutionnaire et sa propre ligne politique, ses propres buts et objectifs, complètement distinct et opposé aux partis bourgeois et petit-bourgeois, est une nécessité historique et un instrument indispensable pour diriger la lutte des exploités et des opprimés, préparer et approcher la révolution socialiste et les conditions de sa victoire.

Elle est également indispensable pour mener d’une manière large et organisée la lutte contre l’idéologie bourgeoise et petite-bourgeoise qui a pénétré le mouvement ouvrier sous diverses formes.

Aujourd’hui plus qu’hier, nous devons tirer les leçons des erreurs du passé. Si aujourd’hui, le capitalisme efface l’une après l’autre les conquêtes historiques du mouvement ouvrier et communiste, il ne le fait pas parce qu’il est invincible, mais parce qu’au fil du temps le révisionnisme a conduit d’abord à la dégénérescence puis à la dissolution du camp socialiste, des partis communistes et à l’abandon des luttes prolétariennes.

Pour cette raison, il est nécessaire de se libérer du lest révisionniste et opportuniste, de rompre clairement et définitivement avec les déviations qui, en se réconciliant avec la bourgeoisie et l’impérialisme, ont non seulement déterminé la défaite transitoire du socialisme et la dégénérescence des partis communistes, mais ont également créé les conditions de la diffusion et de la consolidation de toutes les formes d’idéologie et courants bourgeois, y compris les plus réactionnaires.

C’est une grave erreur de penser reconstruire le parti à travers un mélange éclectique de différents exigences, positions et prérogatives, ou par la coordination, les réseaux et les fronts avec des groupes, des organisations ou des petits partis porteurs de thèses révisionnistes, maoïstes, trotskystes, radicales ou d’autres qui ont déjà porté des fruits empoisonnés. Sans parler des contaminations rouge-brun et social-chauvines qui ont refait surface ces dernières années.

Avec des positions de conciliation, on ne peut que réchauffer une des nombreuses soupes rances qui s’enfoncent peu à peu dans le bourbier de l’opportunisme. Au lieu de cela, nous devons suivre la boussole du marxisme-léninisme et faire nôtres les enseignements que nous ont laissés nos maîtres Marx, Engels, Lénine, Staline et d’autres grands dirigeants du prolétariat tels que Gramsci, Dimitrov, Hoxha.  Nous revendiquons l’énorme héritage historique du mouvement communiste, du « Manifeste » à la Commune de Paris, de l’Association ouvrière internationale à la Révolution socialiste d’Octobre, de la fondation de l’Internationale communiste à la constitution du PCdI [Parti Communiste d’Italie]  en 1921, de la construction du socialisme en URSS à la défaite du nazi-fascisme, de la construction du camp socialiste, démocratique et anti-impérialiste après la Seconde Guerre mondiale aux luttes de libération des peuples opprimés, de la lutte acharnée contre le révisionnisme moderne au mouvement communiste international actuel.

En tant que communistes, nous assumons, avec la Réunion de fusion et la création de l’Organisation du Parti Communiste du Prolétariat, une responsabilité politique vis-à-vis de la classe ouvrière. Construire l’Organisation en gagnant de l’influence parmi les prolétaires avancés, en accumulant et en préparant des forces et des cadres communistes est la tâche principale qui nous attend maintenant. C’est pourquoi nous appelons les meilleurs éléments du prolétariat à nous rejoindre dans ce travail révolutionnaire, à se séparer ouvertement et définitivement des forces et des tendances révisionnistes, social-démocrates et opportunistes.

Nous déclarons également notre disponibilité pour la confrontation et la collaboration avec d’autres groupes communistes, soit pour une clarification théorique, soit pour convenir d’une action commune sur des terrains spécifiques, en forgeant des liens solides de lutte pour surmonter les partialités existantes, en nous élevant au-dessus des divergences qui ne sont pas de principes, et en subordonnant les intérêts particuliers aux intérêts généraux et à l’avenir de la classe.

Il n’y a pas de contradiction entre être bien organisés et réaliser un parcours ouvert à l’inclusion de forces et d’individus communistes, à la confrontation franche et loyale, à l’unité communiste

Être organisé, centralisé, discipliné, ne signifie pas être fermé et sectaire. Au contraire, plus on est organisé et ferme sur les principes, plus on peut entreprendre et développer des processus de débat, de consultation et d’échange d’opinions et d’informations, de développement de campagnes, d’initiatives et d’intervention commune dans le prolétariat, de solidarité prolétarienne face à la répression bourgeoise, de lutte contre la confusion idéologique et la fragmentation organisationnelle, de travail pour l’unification idéologique,  politique, programmatique et organisationnelle de toutes les forces qui se proclament marxistes-léninistes, pour rendre au prolétariat d’Italie son Parti communiste le plus rapidement possible.

L’avenir appartient au socialisme et au communisme, conquérons-le par la lutte, l’unité, l’organisation !

25 avril 2025 (80ème anniversaire de la libération de l’Italie du nazi-fascisme)

Organisation du Parti communiste du prolétariat