Parti Communiste des Ouvriers de France

La Forge de juillet – août est en vente et en téléchargement
09 juillet 2025

Ce journal, qui couvre juillet et août, nous permet de faire un point des six derniers mois avant la « coupure estivale » qui ne sera pas une « trêve » politique et sociale.

La situation internationale chaotique et pleine de danger pèse fortement sur la situation nationale, d’autant que l’impérialisme français est partie prenante de la militarisation générale.

Editorial

Face aux fauteurs de guerre, au patronat, à la réaction, on ne lâche rien

Ce journal, qui couvre juillet et août, nous permet de faire un point des six derniers mois avant la « coupure estivale » qui ne sera pas une « trêve » politique et sociale.

La situation internationale chaotique et pleine de danger pèse fortement sur la situation nationale, d’autant que l’impérialisme français est partie prenante de la militarisation générale.

Nous abordons évidemment dans ce numéro la soi-disant « guerre pour la paix » menée contre l’Iran par les Etats-Unis et Israël : les objectifs de l’impérialisme américain qui veut affirmer son contrôle sur la région du Moyen-Orient ; les buts poursuivis par Israël ; les réactions dans les pays arabes ; l’appui apporté par l’UE et les puissances européennes… Nous publions la position du Comité de Coordination de la Conférence Internationale des Partis et Organisations Marxistes-léninistes qui appelle « les peuples du Moyen-Orient et du monde entier à lutter contre l’impérialisme et le sionisme ».

Les colons israéliens se déchaînent en Cisjordanie et Netanyahu a continué à perpétrer le massacre des Palestiniens de Gaza. Mais « l’unité nationale contre l’Iran » n’a pas fait taire les critiques, notamment celles des réservistes de plus en plus nombreux à dénoncer les crimes de guerre perpétrés par l’armée israélienne en Palestine. Cette situation impose de poursuivre le travail de solidarité avec le peuple palestinien, de continuer à l’enraciner dans les milieux populaires et à exiger des sanctions contre l’Etat sioniste.

Concernant la situation nationale, nous évoquons l’étrange situation d’un gouvernement qui semble sans pilote tandis que les ministres s’appliquent consciencieusement à mettre en œuvre des décisions déjà prises et une politique directement pilotée par le patronat et les monopoles : ceux qui espèrent tirer le profit maximum de la militarisation de l’économie à marche forcée ; ceux qui imposent un retour sur toutes mesures environnementales.

Nous invitons à ce propos à lire – ou relire –, la revue Rupture dont nous présentons les principales contributions sur les responsabilités du système capitaliste impérialiste dans le réchauffement climatique et la destruction de l’environnement.

De nombreux articles sont consacrés au mouvement ouvrier et populaire. Dans tous les secteurs, un travail de terrain, tenace, sur la durée, comme l’illustrent, par exemple, les mobilisations dans le secteur du médico-social où les personnels mobilisés ne lâchent rien concernant leurs propres conditions de travail et la mise en danger croissante des patients et personnes dont ils ont la charge, notamment des enfants. Ne lâchent rien non plus, les salariés de l’ADMR 41 soutenue par la CGT.

Alors que les milliardaires d’extrême droite tissent leur toile médiatique et que Dati persiste à vouloir imposer sa réforme de l’audiovisuel public, ses salariéspoursuivent leur mobilisation.

Tandis qu’une bonne partie du gouvernent s’échine à nous préparer aux sacrifices qu’impliquera le budget 2026, d’autres, Retailleau en tête, poursuivent dans la surenchère réactionnaire : rafles de migrants organisées en métropole, nouveau durcissement de la politique migratoire à Mayotte… Mais les mobilisations continuent. Elles ont notamment permis le renvoi aux assises du policier auteur du meurtre de Nahel.

Un élément important, c’est l’implication syndicale dans la contestation d’une militarisation qui engloutit des milliards aux dépens des budgets sociaux. Cette implication plus grande du mouvement syndical sur ces question se traduit dans des actes, comme on l’a vu avec l’action des dockers CGT de Fos-sur-Mer, avec la mobilisation syndicale autour du Salon du Bourget, ou avec l’interpellation de directions d’entreprises sur les productions qui alimentent la guerre génocidaire menée par l’Etat d’Israël contre le peuple palestinien. Elle se manifeste également à travers les discussions qui commencent à se mener dans les entreprises avec notamment l’implication des jeunes travailleurs syndiqués et non syndiqués.

Nous donnons également dans ce journal notre analyse sur « l’accord de paix » entre le Rwanda et la RDC sous la médiation intéressée de l’administration étasunienne. Et nous intervenons sur la situation au Burkina-Faso : une situation, là-aussi complexe et dangereuse, mais où face à la fascisation du régime, le mouvement démocratique et révolutionnaire maintient le cap.

Face aux fauteurs de guerre, au patronat, à la réaction, on ne lâche rien

Il n’y a aura pas de « trêve » politique et sociale cet été, ni sur plan international, ni sur le plan national. Mais il est important, pour toutes celles et ceux qui le peuvent, de reprendre des forces pour le travail et les mobilisations à venir. Nous donnons rendez-vous à nos lectrices et à nos lecteurs pour la reprise d’une parution mensuelle de La Forge, début septembre.

Rendez-vous le 9 septembre. D’ici-là, bonne lecture, de La Forge, de Rupture… et reprenez des forces ! ★