La Forge de juin est en téléchargement 12 juin 2025
Editorial
Produire des armes, c’est bon pour le Capital, pas pour les travailleurs et les peuples !
La relance de l’industrie de guerre qui fait le bonheur des « marchands de canons » est présentée dans les discours officiels comme un facteur de « réindustrialisation » et de relance économique. Cette branche de l’économie complètement parasitaire est étroitement contrôlée par une poignée de monopoles, donneurs d’ordre de milliers de sous-traitants. Elle est soutenue par l’explosion du budget de guerre, qui va de pair avec des restrictions sur tous les budgets sociaux.
C’est le cas, dans tous les pays, comme le montre l’article de nos camarades allemands d’Arbeit Zukunft que nous reproduisons. Cette militarisation à
l’échelle internationale alimente les guerres impérialistes, comme celle qui fait des milliers de victimes civiles en Ukraine et aussi, de plus en plus, en Russie.
Macron n’hésite pas à se faire le commis voyageur des monopoles d’armement (les Thalès, Safran, KNDS…) pour défendre la place de l’impérialisme français dans cette compétition sinistre. La vente de 26 Rafale à l’Inde alimente l’escalade guerrière entre ce pays et son voisin pakistanais (1).
Ce mois de juin sera un mois de mobilisation contre la militarisation et les ventes d’armes, avec notamment les rendez-vous de mobilisation contre le salon aéronautique du Bourget. Saluons l’action des dockers CGT de Fos-sur-Mer, qui ont suivi l’exemple de leurs collègues italiens, pour bloquer du matériel militaire français à destination d’Israël. Des chercheurs, quant à eux, s’élèvent contre la militarisation de la recherche.
Être aux côtés de celles et ceux qui se battent
Nous évoquons, dans ce numéro, les différents fronts de résistances et de lutte contre les suppressions d’emploi, pour les salaires et les conditions de travail, pour défendre les services publics, en liant les intérêts des travailleurs à ceux des usagers des milieux populaires, des élèves et des étudiants.
Ces résistances ne font pas la une des grands médias, mais elles sont bien là, ce qui nous fait dire qu’un climat revendicatif, certes disparate, mais bien réel est en train de s’installer, malgré le caractère anxiogène de la situation internationale et de la montée de la réaction. Il faut l’entretenir.
Non au racisme, à l’islamophobie et à la réaction !
Le discours raciste, islamophobe, tenu au plus haut niveau de l’Etat, le climat délétère qu’alimentent les Retailleau, Darmanin, ne passent pas. Les mobilisations souvent spontanées qui font suite aux assassinats racistes, mobilisent largement. C’est une situation nouvelle, car la cible n’est plus seulement le RN : elle s’élargit aux groupes d’extrême droite violents, qui s’attaquent de plus en plus à des militants et des organisations antifascistes et des militants syndicalistes, politiques !
Stop au diktat des monopoles de l’agrobusiness et du BTP !
Le business passe avant la santé, avant la défense de l’environnement. C’est ce que montre la loi <duplomb écrite par la FNSEA pour les grandes firmes de l’agrobusiness, ou le scandale des eaux minérales Nestlé-Perrier (L’Etat savait mais n’a rien fait), ou la décision de justice autorisant la reprise des travaux de l’autoroute Toulouse-Castres.
Mais les associations, les paysans, les jeunes, toutes les militantes ne baissent pas les bras et appellent à poursuivre les mobilisations populaires.
Le droit du peule kanak à l’indépendance ne pourra pas être enterré !
Les loyalistes ont fait échouer les dernières discussions menées par Valls. Macron dit vouloir reprendre la main, mais n’a pas compris que le FLNKS et le peuple kanak n’abandonnent pas l’exigence d’accession à l’indépendanceet qu’ils ne négocieront rien, en dessous des principes consignés dans les accords de Nouméa.
Les actions de solidarité se poursuivent, notamment celles pour la libération des prisonniers politiques de Kanaky.
Face à un gouvernement israélien toujours plus isolé, il faut intensifier la pression populaire !
La dénonciation du génocide du peuple palestinien par l’Etat sioniste s’amplifie, en France et dans le monde. Alors que la solution à deux Etats conforme aux résolutions de l’ONU revient de plus en plus dans les débats, nous revenons dans ce journal sur nos critères sur cette question et sur l’importance d’accroître les pressions pour des sanctions immédiates.
Toutes ces contestations participent à faire grandir la dénonciation du système capitaliste-impérialiste.
C’est à cela nous devons travailler. ★
1- Le parti pakistanais Mazdoor Mahaz et l’organisation indienne Démocratie
révolutionnaire l’ont dénoncée dans une prise de position commune dont nous
publions de larges extraits.

