
Des salaires, qui parfois ne permettent même plus de payer l’essence pour aller au boulot ! Des pensions rabotées pour tous les retraités considérés comme riches et privilégiés, dès lors qu’ils perçoivent plus de 1 300 euros par mois ! Des conditions d’études calamiteuses pour les lycéens. Une sélection impitoyable pour les étudiants. La précarité et la pauvreté qui obligent à sauter des repas. Des logement trop chers, invivables par temps de canicule ou de grand froid, inaccessibles pour certains ! Des catastrophes écologiques qui s’enchaînent. Les forces réactionnaires qui se mobilisent. Des tensions internationales toujours plus fortes. Des guerres qui n’en finissent pas.
Une participation de plus en plus active de notre pays dans ces conflits, qui s’est encore dernièrement manifestée par l’envoi de soldats en Arabie saoudite. Une folle course aux armements et un budget militaire qui explose pendant que tous les services publics sont laminés… Tous les champs de la vie sociale et tous les âges sont impactés.
Partout la mobilisation est à l’ordre du jour.
Les journées de grève et de manifestations des 15 et 29 septembre ont été très suivies et surtout très dynamiques. Des secteurs du privé s’y sont parfois joints. Les pompiers exigent des moyens pour pouvoir faire face à leurs missions et assurer leur propre sécurité. Ils dénoncent l’exploitation sans vergogne des pompiers volontaires. Les inspecteurs du travail sont solidaires de Pierre et Benoît et entendent défendre une inspection du travail au service des travailleurs. Les salariés d’EDF se sont très fortement mobilisés pour défendre une partie intégrante de leur salaire. Des luttes se mènent pour la défense du service postal public. Les mobilisations autour des questions environnementales ont été nombreuses et importantes (le 26 septembre dans tout le pays, le 3 octobre contre Syngenta, dans l’Eure). Le 20 septembre, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue pour dire « non au permis de tuer » … De nombreux articles rendent compte de ces mobilisations et de ce dont elles sont porteuses.
Les salariés de Radio France ont tenu bon pour dire que « le pluralisme ne peut consister à légitimer et banaliser des discours de haine, racistes, xénophobes, sexistes, homophobes ou niant des faits scientifiques, comme le réchauffement climatique » et Charles Sapin, directeur adjoint de Valeurs actuelles ne sévira pas sur les ondes publiques.
A Grenoble, dix mois d’occupation des locaux de la « Métro » ont permis de gagner le relogement de 150 personnes… et des militants et militantes motivé.e.s pour continuer à s’engager dans les combats sociaux et politiques. Ces victoires sont importantes et montrent que la lutte n’est jamais vaine.
La solidarité, l’unité ouvrière et populaire se renforcent.
Une des caractéristiques de la période, c’est la solidarité avec ceux qui se mobilisent et qui luttent, le sentiment souvent exprimé qu’ils ont raison de se battre, raison de revendiquer, raison de ne pas se laisser faire. Les tentatives de division qui veulent opposer fonctionnaires et salariés du privé, employés des services publics et usagers, français et immigrés, actifs et retraités, ont du mal à prendre. Les images en boucle qui sont diffusées sur les « violences » devant les lycées ne parviennent ni à faire oublier les légitimes revendications des lycéens, ni à justifier la scandaleuse répression qui s’abat sur la jeunesse (articles p 3 et 4). La mobilisation des enseignants, des parents d’élèves et plus largement du mouvement syndical est importante pour être à leur côtés, soutenir leurs exigences et les protéger de la répression policière.
L’article sur la mobilisation de la jeunesse contre la militarisation en Allemagne et aux Pays-Bas montre que des résistances et des luttes se développent aussi dans d’autres pays et il est important de les faire connaitre.
Le 10 octobre des mobilisations internationales sont prévues en solidarité avec le peuple palestinien : contre la colonisation sans freins de la Palestine, il faut des actes !
La conscience que les problèmes et les attaques qui pleuvent sur les uns et les autres sont liés et ont la même source, se renforce et il y a beaucoup de panneaux qui mettent en accusation le système, et plus précisément le système capitaliste.
Ainsi, grandit le sentiment que toutes les questions posées ne le sont pas à telle ou telle catégorie de la population, mais à l’ensemble de la société. Leur accumulation fait dire à beaucoup qu’on ne peut plus. C’est ce que nous soulignons avec le mot d’ordre en une de ce journal :
Exploitation, militarisation, destruction de l’environnement, système capitaliste broyeur de vies, ça suffit !
Les forces qui sont en face de nous, sont puissantes, violentes et déterminées à ne rien lâcher de leurs profits et de leurs privilèges. Nous ne pouvons avancer sans organiser nous aussi nos propres forces : en renforçant nos syndicats, nos associations, en faisant connaitre plus largement La Forge , journal communiste pour la rupture révolutionnaire, en luttant avec nous. ★
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