Parti Communiste des Ouvriers de France

La loi Yadan devient la loi Berger : c’est toujours non !
07 juillet 2026

La proposition de loi portée par la députée macroniste Caroline Yadan visait officiellement à « lutter contre les nouvelles formes de l’antisémitisme  ».

Mais son objectif réel était essentiellement de réprimer toute forme de critique ou de contestation de la politique criminelle de l’État génocidaire d’Israël. Les importantes mobilisations et les plus de 700 000 signatures recueillies sur une pétition en ligne avaient forcé le gouvernement à retirer au dernier moment cette proposition de loi criminalisant le mouvement de solidarité.

Elle revient sous la forme d’un « projet de loi pour lutter contre l’antisémitisme et le racisme » porté par la très droitière ministre macroniste Aurore Berger. L’ex-présidente de l’Assemblée nationale, devenue Ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, reprend l’essentiel du texte Yadan. L’objectif affiché est toujours celui de «  lutter contre les formes contemporaines de l’antisémitisme » . S’il s’agit de « combattre toutes les haines, toutes les violences, toutes les discriminations, sans exception  » et si le libellé du projet de loi mentionne «  l’antisémitisme et le racisme  », seul l’antisémitisme est évoqué explicitement par Aurore Berger. Dans un entretien accordé à La Tribune dimanche , le 6 juin 2026, elle précise, en lien sans doute avec le contexte des présidentielles à venir, qu’une peine complémentaire d’inéligibilité pourrait être prononcée pour «  les infractions les plus graves, c’est-à-dire l’antisémitisme, le racisme, le négationnisme et l’apologie de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité ».

La négation des crimes de guerre de l’armée israélienne en Palestine et au Liban, du génocide à Gaza et des exactions des colons en Cisjordanie ne sont manifestement pas concernés dans l’esprit des promoteurs de cette loi qui reste, dans son essence, une loi de criminalisation de la solidarité avec la Palestine.

Aurore Berger a indiqué qu’elle devra être adoptée avant la fin de l’année.

La mobilisation contre la criminalisation de la solidarité avec le peuple palestinien doit continuer. Comme l’indique le communiqué de l’AFPS du 19 avril  :

«  Personne ne nous empêchera de nous mobiliser contre le génocide, l’apartheid, l’occupation et la colonisation. Personne ne pourra empêcher la dénonciation des crimes israéliens à Gaza, en Cisjordanie, à Jérusalem-Est occupée, au Liban et dans tout le Proche et Moyen-Orient.

Et aucune loi ne fera taire la solidarité avec le peuple Palestinien en France » ★