Parti Communiste des Ouvriers de France

L’Education nationale sous le coup de l’austérité
12 février 2026

Le budget 2026 a frappé fortement l’Education nationale avec la suppression programmée de plus de 4 000 postes (2 229 dans le 1 er degré et 1 803 dans le 2nd degré).

Toutes les académies sont touchées, mais certaines particulièrement  :

Lille avec plus de 400 postes supprimés dans le premier et le second degrés, Nantes, Nancy-Metz.

Le gouvernement prend prétexte de la baisse démographique pour justifier ces mesures. Mais, comme le fait remarquer la FSU  : « Dans le second degré public, entre 2017 et 2023, le nombre d’élèves a augmenté de plus de 8  000, tandis que plus de 8 000 emplois ont été supprimés.

Aujourd’hui, le nombre d’élèves baisse légèrement et… des emplois sont encore supprimés ». Les syndicats dénoncent cette logique comptable qui se base sur des moyennes sans tenir compte des réalités de terrain : les zones rurales ou densément peuplées. Les suppressions de postes aboutiront à des suppressions de classes et d’écoles au mépris du service public de proximité, et à des classes surchargées.

Le ministre a beau se gargariser de la moyenne de 21 élèves, cette moyenne ne veut rien dire pour les enseignants et enseignantes qui font face le plus souvent à des classes de près de 30 élèves, y compris en maternelle.

Rappelons d’ailleurs que la France est le pays de l’OCDE qui a les classes les plus chargées. La baisse démographique aurait été l’occasion justement d’alléger les effectifs des classes et d’améliorer les conditions de travail des personnels. Sans surprise, c’est le choix de l’austérité qui a été fait.

Au moment où le climat scolaire est interrogé, où le mal-être des élèves aboutit à des drames, c’est une logique comptable qui est adoptée.

Aucun poste de CPE n’est créé, les moyens en vie scolaire sont insuffisants. Les postes de psychologue scolaire annoncés au concours sont en diminution, alors que la santé mentale des adolescents est très dégradée. Comme à son habitude, Macron et le gouvernement n’ont que des réponses sécuritaires et inefficaces ou encore médiatiques à cette réalité de santé publique.

En ce qui concerne l’inclusion d  es élèves en situation de handicap, les moyens annoncés (création de 1700 postes d’AESH) ne suffiront pas à pallier les besoins  : près de 50  000 élèves n’étaient pas accompagnés à la rentrée.

Déjà exsangue, l’école va encore perdre des postes, alors que des mobilisations sont annoncées toutes les semaines dans les écoles et établissements pour exiger le remplacement d’un prof absent, alors que 2  400 suppressions de classes de maternelle et d’élémentaire ont déjà été opérées en 2025. Des premières mobilisations ont eu lieu avec des rassemblements un peu partout et une grève, dès le 2 février, dans l’académie de Clermont. Beaucoup aussi commencent à dénoncer les priorités du gouvernement qui augmente allègrement le budget de la défense mais soumet l’éducation à l’austérité. ★