Les Accompagnants des élèves en situation de handicap en lutte 12 février 2026
Le 7 janvier, la droite sénatoriale, soute nue avec force par le ministre, a rejeté une proposition de loi créant un statut de fonctionnaire pour les AESH. Cette séance a été vécue comme une gifle. Même si on ne se faisait pas beaucoup d’illusions sur cette chambre, le mépris, la condescendance, les entreprises de division, la désinformation ont provoqué indignation et colère. Rappelons que les AESH, qui sont à 93 % des femmes, effectuent un travail difficile, exi geant, avec une forte pénibilité émotionnelle. A temps complet imposé, leur rémunération pour la très grande majorité d’entre elles de moins de 1000 euros par mois ne leur permet pas de vivre dignement. De plus, les conditions de travail se sont dégradées, du fait de la mutualisation à outrance : l’accom pagnement des élèves est dégradé, avec le saupoudrage des heures, ou bien des élèves accompagnés simultanément. A la rentrée 2025, plus de 45 000 élèves n’étaient pas accompagnés. Le 27 janvier, une intersyndicale très large a été enfin reçue au ministère. Elle a déposé une pétition qui a réuni plus de 100 000 signatures pour un statut de fonctionnaire. Comme dit la déclaration à l’issue de la rencontre : « L’école inclusive ne peut pas reposer sur la précarité de près de 150 000 AESH, très majoritairement des femmes, dont le travail essentiel d’accompagnement reste invisibilisé et sous-rémunéré » . Le ministère s’est engagé sur des négociations. Il est temps que ce scandale cesse. Les grèves menées depuis plusieurs années par les AESH ont permis de mettre ce combat sur la scène médiatique. Dans l’académie de Toulouse, une grève est organisée jeudi 12 février à l’occasion du 21 e anniversaire de la loi de 2005 pour l’inclusion des personnes en situation de handicap. Seule la mobilisation permettra de gagner sur les revendications. Un statut maintenant ! ★
