Parti Communiste des Ouvriers de France

Les prisonniers politiques kanak doivent être libérés
04 juin 2025

Après les longs interrogatoires, les trois juges ont estimé qu’il n’y avait pas lieu de maintenir en détention Christian Tein, président du FLNKS, ni trois autres responsables de la CCAT (Dimitri Qenegei, Guillaume Vama et Erwan Waetheane). Ils restent sous contrôle judiciaire et ne peuvent pas rentrer au pays.

Brenda Wanabo et Frédérique Muliava avaient déjà été remises en liberté sous contrôle judiciaire et Frédérique a été autorisée à rentrer au pays, mais pour le moment, le billet est à ses frais, alors que c’est l’autorité judicaire qui l’a déportée, elle et les autres prisonniers kanak à 17 000 km.

Le parquet a immédiatement fait appel du jugement concernant les quatre responsables de la CCAT, ce qui signifie qu’ils restent en prison, jusqu’au jugement de la cour d’appel et que la chambre de l’instruction, prévue dans les dix jours, confirme ou infirme la remise en liberté.

Les juges ont fait le constat que plusieurs accusations portant sur l’organisation « d’attroupements armés » et sur l’organisation des barrages n’ont pas été établies. Les avocats des prisonniers ont mis plusieurs fois en doute la solidité des « preuves » sensées étayer les lourdes accusations portées contre les militants, notamment la « complicité de tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique, de vol en bande organisée, d’association de malfaiteurs en vue de la préparation de plusieurs crime et délits ».