Les « vœux » du syndicat CGT des Gardien.nes de troupeaux de l’Isère ! 15 janvier 2026
Temps de travail salaires, sécurité, logement…. Les manquements sont graves et les revendications des gardiens et gardiennes de troupeaux « pour pouvoir « vivre dignement de ce métier » pressantes.
Au niveau national, les négociations que le syndicat avait réussi à imposer sur la base de ce cahier revendicatif s’enlisent. En octobre dernier, la FNSEA et la FNO (Fédération nationale ovine) y ont mis fin par simple mail. En même temps, le blocage est total dans les territoires. Dans les Alpes du Nord, les FDSEA de l’Isère, de la Savoie et de la Haute-Savoie refusent de négocier au niveau départemental. Dans les Hautes-Alpes, la FDSEA menace de dénoncer les accords existants en répétant qu’un jour, « il n’y aura plus que des Roumains et des Tunisiens pour garder les bêtes » »
C’est dans ce contexte, que le syndicat CGT des gardiens de troupeaux de l’Isère a organisé un rassemblement devant la chambre d’Agriculture au moment des vœux de la FNSEA.
Une occasion de faire un bilan de la dernière estive : des compétences importantes non reconnues ; la plupart des bergers et bergères payé.e.s en dessous du pallier prévu par leur convention collective. ; des journées qui n’en finissent plus, des semaines qui dépassent largement les 44 heures ; du temps de travail effectif non pris en compte, notamment en début de saison, quand les abreuvoirs sont remis en état, les parcs de soin installés, les cabanes nettoyées… ; les jours de repos non respectés,
Bien que les gardiens et les gardiennes de troupeaux soient des salararié.e., à quelques exceptions près (départements, 04, 05, 09 et 65), leurs équipements de travail ne sont ni fournis, ni remboursés. Quand ils travaillent avec leurs propres chiens, la prise en charge de leur nourriture et des soins vétérinaires, en cas d’accident pendant le travail, est laissée au bon vouloir des employeurs.
Dans les logements des bergers et des bergères, le minimum n’est pas toujours assuré ! Chauffage absent ou défectueux, avec des accidents par intoxication au monoxyde de carbone. Captage d’eau sales et non sécurisés, réserves d’eau potable insuffisantes parfois fournies dans des vieux bidons de produits ménagers. Literie douteuse. Absence d’eau chaude pour se laver et laver son linge. Matériel de cuisine sommaire …
Malgré ces conditions difficiles, ces salariés agricoles arrivent à s’organiser pour se retrouver, initier ensemble des mobilisations. La plupart de ceux qui se retrouvent avec le syndicat sont des jeunes ouverts aux problématiques de société, luttant pour que tous les salariés aient des conditions de travail digne : « nos tracts sont traduits en roumains et nous sommes plus que jamais déterminés à nous serrer les coudes ! »






