Parti Communiste des Ouvriers de France

Liban : Destruction, résistance et lutte pour l’avenir
07 juillet 2026

Depuis le 2 mars, la guerre sioniste contre le Liban s’est considérablement intensifiée. Cette agression, qui fait suite à une longue période de «  liberté d’intervention  » ayant rendu la vie de millions de Libanais insupportable, c’est une nouvelle fois caractérisée par la destruction massive des villages du Sud-Liban, de l’est du pays et des banlieues de Beyrouth, ainsi que par le ciblage systématique des infrastructures vitales, dans le but d’empêcher toute reprise d’une vie « normale » dans les régions considérées comme une «  menace  » pour Israël, c’est-à-dire celles où la présence du Hezbollah est importante.

Avant l’accord entre l’Iran et les États-Unis, conclu via une médiation pakistanaise et signé le 17 juin, Israël s’est précipité pour tenter d’occuper de nouvelles positions stratégiques dans la région de Nabatieh, une ville du sud du Liban et centre d’une agglomération regroupant une dizaine de villages environnants, mais sans succès. Netanyahou et son ministre de la Défense ont finalement été contraints d’accepter un cessez-le-feu, à l’issue d’une nouvelle escalade qui a coûté la vie à plus de 70  civils en seulement vingt-quatre heures.

À ce jour, Israël maintient ses troupes dans le sud du Liban, au nom de la prétendue «  ligne jaune  », établie unilatéralement par Israël, à l’instar de celle qu’il a instaurée dans la bande de Gaza. Des affrontements « limités » éclatent quotidiennement dans la zone occupée entre les troupes israéliennes et le Hezbollah.

Des régions dévastées, une population qui résiste Le coût humain et matériel est extrêmement lourd. La stratégie de l’État sioniste consistant à faire payer aux populations qui résistent, au Liban comme dans le reste de la région, est devenue une ligne directrice de sa politique. En tuant, en détruisant et en semant un climat de terreur, il cherche à briser la volonté des populations.

Pourtant, cette approche ne fonctionne pas. Les habitants, chassés par l’offensive israélienne, se sont précipités pour rentrer chez eux, malgré les déplacements forcés successifs imposés par l’intensification des bombardements.

Comme en témoigne cette famille, qui a tenu à regagner son domicile malgré l’ampleur des destructions :

« C’est une épreuve de volonté. Ils essaient de nous faire peur et de nous faire plier, mais ils n’y arriveront pas. C’est notre terre, ce sont nos maisons. Nous les reconstruirons et nous chasserons l’occupant. » Accord Liban-Israël : une honte qui ne passera pas !

Alors que des millions de Libanais ont perdu leur logement, leurs proches ou leurs moyens de subsistance, et continuent de résister en refusant de céder face à l’agresseur et à ses méthodes de voyous, le président Michel Aoun et le premier ministre Tammam Salam, ont décidé d’engager, dans le cadre de négociations directes avec Israël, un processus visant à conclure un accord-cadre sous médiation américaine. Cette attitude, que beaucoup qualifient de lâche et de collaboratrice avec l’État sioniste, est sans précédent dans le pays depuis l’accord du 17 mai 1983. Ces négociations directes se heurtent à un très large refus populaire, qui ne se limite pas aux populations libanaises directement touchées par la guerre, mais s’étend à l’ensemble du pays, y compris au sein des communautés et des forces politiques qui ne sont pas d’accord avec le Hezbollah.

La situation créée par cet accord-cadre place les forces progressistes devant la nécessité de travailler à un front dépassant les clivages communautaires et religieux, avec un programme politique d’unité populaire, sur des bases progressistes et anti-impérialistes. ★


En s’attaquant aux enfants, Israël veut détruire la société palestinienne

En septembre 2025, une commission d’experts indépendants mandatée par l’ONU avait conclu que l’Etat d’Israël se rendait coupable de génocide selon les critères définis par la convention sur le génocide de 1948. Elle vient de rendre un nouveau rapport selon lequel «  le ciblage délibéré des enfants est l’un des éléments clés permettant d’établir l’intention génocidaire des autorités et forces de sécurité israéliennes de détruire le groupe palestinien, dans son ensemble ou en partie, à Gaza ».

Un autre rapport du Collectif Féministe Palestinien soutenu par l’ONG Progressive International décrit un « génocide reproductif ». Israël fait tout pour empêcher la naissance de nouveaux enfants palestiniens, que ce soit psychologiquement en rendant les conditions d’accouchement si terribles qu’elles traumatisent les nouvelles mères mais aussi physiquement en dégradant tellement les conditions d’hygiène dans les maternités que nombre de femmes sont obligées de se faire enlever l’utérus pour ne pas décéder des suites de leur accouchement.