Logement : mobilisations à la veille de la fin de la trêve hivernale ! 29 mars 2026
Le 1er avril correspond à la fin de la « trêve hivernale » et à la reprise de expulsions qui ont connu un record en en 2025 : 30 502 selon un récent communiqué des Commissaires de justice !
L’explosion du nombre d’expulsions, pour la plupart consécutives à des résiliations de bail pour impayés de loyers, sont une des manifestations de la crise du logement alimentée par l’augmentation des loyers et charges et par la paupérisation des locataires que la loi Kasbarian a notoirement fragilisés.
Cette loi dite anti-squat vise à pousser les locataires en difficulté à s’auto-expulser, avant même le « recours à la force publique », sous peine de se voir infliger une amende de 7500 euros
Le gouvernement Lecornu (Plan Relance Logement annoncé en janvier 2026 et décret du 3 novembre n°2025-1052) rêve d’aller encore plus loin dans la facilitation des expulsions au prétexte de « sécuriser les propriétaires bailleurs face aux risques d’impayés ».
Cette situation dramatique a, une fois de plus, été au centre des mobilisations du 28 mars 2026 organisées dans différentes villes à l’initiative du DAL.
A Grenoble
La question du logement s’est imposée dans la campagne électorale du fait de l’occupation des locaux de Grenoble Alpes Métropole depuis la 17 novembre 2025
Jeudi 27 mars, ces 150 occupants et occupantes de la Métro et leurs soutiens se sont rassemblées devant l’hôtel de ville à l’occasion de la mise en place du nouveau conseil municipal.


Avec cette exigence : passer maintenant des promesses aux actes !
Le 28 mars, en lien avec la fin de la trêve hivernale, une manifestation a été organisée à l’initiative du DAL, de l’association des livreurs à vélo ADALI et de nombreuses autres forces impliquées dans le soutien aux mal logés.
Le cortège de plusieurs centaines de personnes s’est rassemblé devant le site du bailleur social ACTIS avec des interventions du DAL et des occupants de la Metro.
Il a ensuite fait une halte devant le groupe scolaire Malherbe, avec prise de parole des « écoles occupées » qui refusent que des enfants scolarisées le jour, se retrouvent à la rue à la sortie des classes.
Parmi les nombreuses interventions, en cours et en fin de manifestation, celles des étudiants, du collectif des mineurs isolés et celle de notre parti.

La rue n’est pas une maison


L’intervention du DAL et celle de occupant.e.s de la Métro


L’intervention du collectif des écoles occupées, celle du collectif des mineurs isolés et celle du PCOF


Une manifestation pleine de chaleur et de combativité malgré une bise glaciale. Un parcours ponctué par les slogans qui raisonnent depuis 4 mois dans les rues de Grenoble :
- Qu’est qu’on veut ? Des logements ! Pour qui ? Pour tous ! Pour qui ? Pour toutes ! Pour quand ? Maintenant !
- Un logement des papiers, c’est ça, c’est ça l’égalité des droits !
- Oh la la, oh la la, pour réquisitionner, on est toujours là !
Mais aussi, lancé par Femmes Egalité et largement repris :
- De l’argent pour le logement, pas pour l’armement !
