Parti Communiste des Ouvriers de France

Mobilisation combative des ouvriers et des syndicalistes CGT d’ArcelorMittal
13 mai 2025

A l’appel de la CGT, ils sont venus, le 13 mai, de toutes les entités d’ArcelorMittal visées par le plan de licenciement que vient d’annoncer le deuxième groupe mondial fabricant d’acier.

Les drapeaux CGT avaient envahi la rue A. Campra à St Denis (93) où se tenait la réunion du CSE au siège d’Arcelor. Les fumées des torches et le fracas assourdissant des pétards d’alerte rajoutaient à l’ambiance militante, perturbant cette petite rue perdue bordée de sièges sociaux tous neufs, à l’image de ce quartier d’affaires derrière le stade de France.

A l’arrière de la camionnette de la CGT de l’Union départementale du Nord, les responsables syndicaux des différentes unités du groupe ont pris la parole pour dénoncer ce nouveau plan de suppressions d’emplois, de licenciements. Dans beaucoup d’interventions, c’était aussi toute l’histoire de la sidérurgie et des luttes passées qui était évoquée comme l’expérience amère de « ces lignes qui s’arrêtent et qui ne repartent jamais ». Le responsable syndical CGT de Dunkerque au micro a réaffirmé « qu’on était là pour dire Non au PSE » et de souligner, face au refus de Mittal de s’engager dans la décarbonatation du site de Dunkerque que « le CO2 n’a pas de frontières, on veut faire de l’acier vert ». Martelant que « si Mittal ne veut pas, on n’a pas besoin de lui ».

Le délégué de Fos-sur-Mer (13) ira dans le même sens, en référence aux centaines de millions de profit qu’Arcelor Mittal vient encore d’engranger en déclarant : « jusqu’à quand on va laisser des entreprises qui gagnent de l’argent jouer avec les salariés comme avec des Playmobil ».

Dans la foule quelques drapeaux de Solidaires et une délégation du syndicat Luxembourgeois OGBL qui organise les salariés d’ArcelorMittal sur trois sites de production et deux sites administratifs au Luxembourg.

Les élus de la FI et du PCF avaient aussi fait le déplacement.

Dans nos échanges, avec La Forge à la main et le badge du parti à la veste, avec les ouvriers, nous n’avons entendu que des mots forts pour dénoncer l’entreprise de flou, de diversion, de désinformation systématique… que les cadres d’ArcelorMittal entretiennent dans les différentes usines pour faire croire aux ouvriers, qu’ils ne sont pas concernés par ce plan de suppressions de postes, mais… le camarade d’à côté. Sur Dunkerque, la plus grosse usine du groupe avec plus de 3000 salariés, ce sont 10% des effectifs qui sont visés.

Le secrétaire de l’UD CGT du Nord, J P Delescaut a donné un nouveau rendez-vous de lutte, à Dunkerque le 20 juin.