Ni adaptation, ni résignation à ce système de surexploitation, de misère, de guerres et de destruction de l’environnement 07 juillet 2026
La vague de chaleur extrême qui fait de nombreuses victimes, personnes âgées et plus jeunes, met le système de santé en grande tension. Une fois encore, il ne « tient » que grâce aux personnels.
Leur colère est grande quand ils entendent les annonces du gouvernement de moyens soi-disant supplémentaires, alors qu’ils ne comblent même pas ceux qui ont été enlevés, notamment ces derniers mois, au nom de la réduction des budgets.
La situation dans l’ensemble de la société, notamment dans les entreprises et sur les lieux de travail, dans les quartiers populaires, dans les transports publics, du quotidien… est profondément marquée par les conséquences de ces vagues de chaleur.
Alors que se multiplient les annonces de suppressions de postes de travail, de fermetures d’entreprises, de restructurations drastiques dans le commerce, les télécommunications, les médias… les ouvriers et les travailleurs sont sommés de travailler plus, plus vite, pour suivre les cadences de production rythmées par les machines robotisées. Si ces machines bénéficient souvent d’une climatisation, la chaleur dégagée est renvoyée vers l’atelier, où les cadences ne sont pas ralenties. Le ministre du travail justifie l’accroissement de l’intensité du travail, synonyme d’usure accélérée de la force de travail, par un constat : « on ne peut pas mettre le pays à l’arrêt », pour ne pas dire que les lois du capital, la course au profit maximum, la concurrence, le diktat des monopoles… passent avant tout.
C’est cette même logique qui impose la poursuite de l’agriculture productiviste intensive – avec les pesticides, les bassines, les méga-élevages… – autorisés par des lois et des décrets, pourtant rejetés par le plus grand nombre.
C’est cette logique qui pousse au développement des data centers, pièces maîtresses des méga-monopoles de la « tech » qui exigent toujours plus d’énergie électrique, pour imposer leur domination économique et idéologique, à l’image des Musk et autres milliardaires réactionnaires.
Le gouvernement adopte la même posture de négation de toute responsabilité, suite à l’assassinat de la jeune Lyhanna et l’impunité d’un pédocriminel récidiviste. « Ce n’est pas une question de moyens » a affirmé de façon péremptoire Macron.
Darmanin s’est engouffré dans la même logique, pour se dédouaner, en essayant de charger au maximum des juges « défaillants », revendiquant dans la foulée des prérogatives supplémentaires pour le ministre de la Justice.
Les milliers de cas d’enfants violentés qui sont révélés, auxquels s’ajoutent les violences sexuelles et sexistes dont sont victimes les femmes, ont fait se développer une forte mobilisation, qui dénonce l’impunité des violeurs et toute la chaine policière et judiciaire qui y contribue.
Il y a de plus en plus de personnes, organisations, qui partagent la colère de ceux et celles qui avertissent depuis des années sur les conséquences du changement climatique.
Pour répondre à leur exigence de changements radicaux dans le système économique basé sur les énergies fossiles, il devient de plus en plus évident qu’il faille remettre en cause le système capitaliste impérialiste lui-même.
Autrement dit, la question dite écologiste s’ajoute à toutes celles qui pointent la responsabilité du système, dans sa dimension nationale et internationale, comme la question des guerres impérialistes et la montée des forces réactionnaires qui les accompagnent.
Macron et son gouvernement se défaussent de leurs responsabilités vis-à-vis de la population, mais poursuivent la politique de militarisation de la société, de renforcement de l’appareil de contrôle, de répression et de criminalisation de la contestation sociale et politique.
L’argent pour l’armement ne manque pas, quitte à endetter encore davantage l’Etat, comme vient de le faire Lecornu, pour financer le budget de guerre, en hausse.
Il faudrait, selon les défenseurs des intérêts des monopoles, nous « adapter » à cet engrenage : travailler plus, plus longtemps, avec des salaires en baisse et un pouvoir d’achat amputé par la hausse des prix ; accepter d’être licenciés sans se battre pour faire payer le patron licencieur ; nous résigner à l’accroissement de la pauvreté, pour les anciens, les jeunes ; à la montée de la réaction, au renforcement de l’Etat policier… La réalité de la lutte de classe montre que, dans la classe ouvrière, les travailleurs, les masses populaires, la jeunesse, les peuples, il n’y a ni résignation, ni « adaptation », mais une grande capacité de résistance et une volonté de changement de fond. ★
