Parti Communiste des Ouvriers de France

Ni sanction, ni mutation, solidarité contre la répression !
25 septembre 2026

Ce mot d’ordre a résonné fortement ce mardi 24 septembre devant et à l’intérieur les locaux de la DDETS 38.

Un grand rassemblement interprofessionnel était organisé en soutien à Pierre et Benoît, deux inspecteurs du Travail victimes de l’acharnement de leur direction . Comme l’indiquent Sud Travail et la CGT : « Derrière un dossier vide, ce qui leur est vraiment reproché, c’est d’avoir défendu leurs collègues face à une situation de harcèlement managérial, de s’être opposés au dévoiement de leur mission à des fins de police de l’immigration, d’avoir fait des contrôles le 1er mai et d’avoir tiré la sonnette d’alarme face à la dégradation des conditions de travail et du service public. »

Une première plainte déposée par la hiérarchie a été classée sans suite. Mais la hiérarchie s’entête. Face à la forte mobilisation des inspecteurs du travail grenoblois en grève, à 80 % depuis le 7 septembre et la mobilisation de plus de 350 personnes à Paris, devant le ministère du Travail le 15 septembre au moment de la commission disciplinaire, elle persiste et a requis une mutation d’office dans un autre département pour Pierre et un blâme pour Benoît.

Pour dénoncer ces sanctions inacceptables, des délégations de l’inspection du travail de plusieurs départements sont venues le 24 septembre apporter leur solidarité (Seine-et-Marne, Bouches-du-Rhône, Puy-de-Dôme, Rhône, Ardèche, Jura…), tandis que des rassemblements était organisés au même moment dans d’autres villes (Reims, Strasbourg, Bordeaux…)

A Grenoble, de nombreux syndicats de l’agglomération grenobloise ont pris la parole : la CGT de l’hôpital, du médico-social, de l’Énergie, de la construction, du nettoyage … , Sud Santé et Sud Énergie, Solidaires Santé-social, Solidaires Trésor public, CNT commerce et industrie, FSU … Toutes et tous ont témoigné de la dégradation des conditions de travail dans leurs secteurs respectifs, mais aussi de la répression et des tentatives d’intimidation qui visent les militantes et militantes syndicaux. Toutes et tous ont appelé à faire du 29 septembre, une grande journée de grève et de mobilisation pour défendre les salaires et les conditions de travail, pour des services publics au service des travailleurs et des usagers. Rendez-vous à la manifestation qui démarrera à 10 h de la place Victor Hugo.

Du monde pour soutenir Pierre et Benoît, dénoncer la répression et exiger la levée des sanctions :

Retour de la délégation auprès de la direction – Parmi les nombreuses interventions, celle de l’UL CGT du Grand Grenoble dénonçant la casse des services publics tandis que ne cessent d’augmenter les dépenses militaires, appelant à la mobilisation et à la solidarité