Non à l’expulsion du militant palestinien Ramy Shaat 26 mai 2026
Ramy Shaat, militant palestinien résidant en France, a passé deux ans et demi dans les geôles égyptiennes du régime réactionnaire de Sissi pour son engagement auprès du peuple palestinien. Banni d’Egypte avant d’être expulsé vers la France après sa libération, il se retrouve aujourd’hui sans papiers. Bien que marié à une Française et père d’une petite fille, cela fait plusieurs mois que les autorités françaises refusent de lui renouveler son visa de séjour et menace de l’expulser du territoire français au prétexte qu’il représenterait « une menace pour l’ordre public en France ».
Non à la criminalisation de la solidarité avec le peuple palestinien
Comme plusieurs organisations de solidarité, nous condamnons cette accusation mensongère et inacceptable. Celle-ci s’inscrit dans la politique menée par Macron et ses gouvernements successifs de criminalisation de la solidarité avec le peuple palestinien et de collaboration honteuse avec l’Etat criminel sioniste, collaboration militaire, économique, mais aussi politique, n’hésitant pas à vouloir imposer par la loi , notamment à travers le projet de loi Yadan, la criminalisation de toute critique envers la politique génocidaire et colonisatrice de l’Etat d’Israel.
Ramy a payé et continue de payer au prix fort son engagement auprès de son peuple sans jamais se renier. Nous saluons sa détermination et exigeons l’abandon de toute poursuite judiciaire à son encontre.
Première victoire juridique contre l’expulsion de Ramy Shatt
Il était convoqué le jeudi 21 mai devant la commission départementale en charge des expulsions des Hauts-de-Seine. Un rassemblement a été organisé, auquel ont participé les élus de la municipalité de Nanterre (dont le maire), qui ont tenu à confirmer l’engagent de la Municipalité, qui avait fait Ramy Shatte citoyen d’honneur de la ville, et plusieurs militants de partis politiques et les représentants et les militants d’organisations se soutien au peuple palestinien, (Urgence Palestine, AFPS, LDH, Mrap, CGT 92, …).
La commission a émis un avis défavorable au motif que Ramy n’a fait l’objet d’aucune condamnation pénale, qu’aucune preuve de « menace à l’ordre public » n’a pu être apportée et que son expulsion constituerait une atteinte à la liberté d’expression et au droit à la vie privée.
La décision finale revient au préfet, la commission n’ayant qu’un rôle consultatif, mais sa décision constitue néanmoins une première victoire, saluée par les quelque 150 militants venus le soutenir mais la vigilance et la mobilisation restent de mise jusqu’à la reconnaissance pleine et entière de son droit de résider en France.
