Parti Communiste des Ouvriers de France

Premier succès de la journée du 10 – échos des mobilisations (dernière actualisation, le 12)
11 septembre 2025

Les mobilisations du 10 ont permis à des dizaines de milliers de travailleurs – euses, actifs et retraités, militants syndicalistes ou « primo manifestants », « citoyens » … et énormément de jeunes, lycéens, étudiants, d’exprimer leur profonde colère contre la politique d’austérité de Macron et de Bayrou. Ce n’est pas qu’un simple avertissement, un « coup », mais une première démonstration d’une volonté de ne plus se laisser faire, de ne plus vouloir subir, de ne plus accepter d’être méprisés, « pressés », surexploités. De ne pas céder à l’intimidation policière, à l’injonction de se soumettre.

Bayrou a voulu encore aggraver cette austérité payée par les pauvres, les chômeurs, les travailleurs et les travailleuses précaires, les fonctionnaires, vacataires et autres salariés sous-payés par l’Etat, les collectivités locales. La suppression des deux jours fériés, l’aggravation des règles d’indemnisation du chômage, toujours plus excluantes, la réduction de la prise en charge des médicaments… toutes ces mesures injustes et pénalisantes pour les plus faibles, ont cristallisé ces colères. 

La goutte d’eau qui a fait « déborder le vase », comme le disent les manifestants, c’est la provocation de Bayrou.  Autant sur le fond, avec les mesures anti sociale et anti populaire que sur laforme, son entêtement à essayer de nous culpabiliser pour la dette, et son refus obstiné de taxer le capital, les riches.

Ce sont les marques de fabrique de Macron, depuis le début de ses mandats, avec le mépris et son assurance de classe affichées.

A cette colère et ce rejet, se sont ajoutés toutes les revendications des mouvements qui sont ancrées dans la durée et ont été exacerbées par les nouvelles « coupes », notamment dans la santé déjà « à l’os ». Sont venues s’ajouter les mobilisations des mouvements qui combattent les monopoles pollueurs, l’agro business – dans plusieurs villes, la Confédération paysanne était présente et des militants de mouvements écologistes sont allés plus loin que les consignes de « prudence » des dirigeants et sont venus avec banderole et panneaux.

La jeunesse lycéenne et étudiante était présente en masse, malgré la répression policière. Ces actions de blocage, ces rassemblements et ces manifestations ont unis jeunes et moins jeunes, les militants « aguerris » et ceux qui sont en train de le devenir.

La dénonciation de la priorité donnée au budget de guerre a été très souvent dénoncée : le lien entre les milliards mis dans le complexe militaro-industriel et ceux qui sont pris dans la poche des travailleurs et des milieux populaires, n’ont pas besoin de grandes explications : ça parle tout de suite. Nous avons pu le vérifier à travers les remarques faites sur nos mots d’ordre, mis sur panneaux.

La solidarité avec le peuple palestinien était également présente, à travers les drapeaux palestiniens dans de nombreux cortèges.

Il faut aussi souligner le travail réalisé par les syndicalistes, les UL, des UD, pour mobiliser les travailleurs et travailleuses des entreprises, y compris celles qui n’ont pas de présence syndicale. Le fait qu’il y avait des appels nationaux a sans conteste aidé à ce que des travailleurs se mettent en grève et viennent aux mobilisations. Les travailleurs euses menacés par des licenciements sont venus. Des secteurs, comme les cheminots, ont déjà prolongé la grève, mais cela reste encore limité.

Rendez-vous le 18

C’est la suite « logique » de cette rentrée syndicale, sociale, populaire. Cette fois, l’enjeu, c’est d’organiser la grève, pour qu’elle soit massive, qu’elle se voie et se ressente. L’appel intersyndical y contribue. C’est le mouvement qui a imposé cette initiative, qui peut se prolonger. En tout cas, c’est dans ce sens qu’il faut travailler au succès du 18.

Les mobilisations du 10, pour bloquer au maximum la capitale, ont commencé très tôt le matin sur des dizaines de lieux.

Retailleau avait annoncé un énorme dispositif policier (80 000 hommes au niveau national) autant pour faire peur que pour empêcher des blocages d’autoroutes, des voies ferrées, des gares, des grands centres commerciaux… Les policiers, avec le renfort de la Brav, ont chargé, matraqué, traqué les manifestants, mais ils ne sont pas parvenus à tout empêcher, loin de là. Ils avaient visiblement la consigne d’arrêter en masse (la moitié des 500 arrestations au niveau national a été faite sur Paris), d’empêcher les jeunes de bloquer leurs bahuts, de les bastonner, de les gazer, les intimider et les empêcher de rejoindre les différents lieux de rendez-vous du début d’après-midi, notamment celui de la place du Châtelet où la CGT, Solidaires, la FSU d’Ile de France avaient appelé à se rassembler à 13h.

La colère contre l’austérité et contre Macron fédère syndicalistes, jeunes, femmes, comme ceux et celles venus pour la première fois à une manifestation… Que ce soit Bayrou ou Lecornu, qui ont fait la « passation des pouvoirs » en catimini, le refus de cette politique anti sociale au carré s’est exprimée toute la journée, avec en plus, la colère contre la police. C’est l’atmosphère de colère, de détermination et la satisfaction de voir qu’on était nombreux, toutes générations confondues, qui marquait ce rassemblement.

Nos camarades ont participé à plusieurs mobilisations, que ce soit en banlieue ou à Paris, notamment place du Châtelet.

La place était noire de monde. Dans la partie syndicale, identifiée par les ballons de l’Urif CGT, Solidaires et FSU, quelques drapeaux de syndicats et les interventions des responsables. Beaucoup de travailleurs de la santé, souvent en grève, avec des panneaux, sillonnaient le rassemblement. Les partis étaient regroupés en blocs, avec des drapeaux. Le reste de la place (2/3) était occupé par des jeunes, souvent très jeunes, très mobilisés, venus en groupes, qui attendaient de partir en manifestation, ce qui s’est avéré pratiquement impossible, du fait du dispositif policier qui barrait toutes les rues.

Beaucoup de discussions, de photos de nos panneaux…

Notre camarade Véronique, porte-parole, interviewée par Ouest-France

Mercredi 10 septembre 2025, c’est à plus de 700 que nous nous sommes retrouvés à l’appel de l’intersyndicale départementale (Cgt, Fsu, solidaires, Fo) pour participer à la manifestation devant la préfecture d’Evry (91) en direction du siège du Medef.

Des travailleurs des transports, de la santé, de l’éducation, des travailleurs de la logistique ou de l’énergie, avec ou sans-papiers…, ceux de Renault Lardy… tous ensemble pour dénoncer le projet de budget de méga-austérité porté par Bayrou.

Les prises de paroles qui ont précédées la manifestation allaient toutes dans le même sens : il faut dire Non à cette politique d’austérité et d’augmentation des budgets militaires avec ou sans Bayrou portée par Macron et Lecornu. Politique qui vise à asphyxier toujours plus les services publics, à creuser la précarité et à accroître la pauvreté des masses populaires.

C’est ce qu’a développé avec force dans son intervention la secrétaire générale de l’Union départementale Cgt, Véronique Josien. Au micro également, le camarade Adama de l’Union locale Cgt de Massy, membre du collectif « CGT migrants 91 », qui a rappelé les attaques portées contre l’AME (Aide médicale d’Etat) avec, pour conséquence, des répercussions importantes sur l’état de santé des travailleurs sans-papiers. Il a aussi dénoncé le caractère réactionnaire de la politique de Retailleau et des préfectures qui traitent avec mépris les travailleurs qui attendent le renouvellement de leurs papiers.

La mobilisation de ce 10 septembre a été une réussite et nos camarades là où ils travaillent y ont contribué : nous avons travaillé pour que ce jour soit un jour de grève et tout fait pour être les plus nombreux possibles à la manifestation à Evry. Déjà, rendez-vous a été pris pour le jeudi 18 septembre pour repartir en grève.

Nombreux sont ceux, notamment dans l’éducation, qui ont déjà réservé le 18 septembre. Ils prévoient d’être trois fois plus nombreux que pour le 10.

En avant pour faire du jeudi 18 septembre une journée de grande mobilisation et de grève, de contestation de la politique d’austérité et de régressions sociales de ce gouvernement !

Comité nord Essonne du PCOF

De nombreuses actions ont eu lieu en amont de la manif. Dès 7h du matin, environ 200 personnes, surtout des jeunes, ont rejoint l’opération de « bloquons tout » et organisé le barrage de l’autoroute M35, à pied sur les voies, dans les deux sens, pendant une bonne dizaine de minutes. Les forces de « l’ordre » sont intervenues et ont interpellé certains. A Schweighouse, des tractages le matin, accueillis par les automobilistes avec sympathie. Ils ont rejoint la manif l’après-midi. A Haguenau, l’UL CGT a organisé un barrage filtrant pour mobiliser, puis une manif le matin. Là aussi bon accueil. A Sélestat les militants ont proclamé une ZAD, zone d’action démocratique. Saverne a programmé un tractage devant l’hôpital puis une opération escargot pour venir à Strasbourg. Lycéens et étudiants ont bloqué les établissements (Marie-Curie, Pontonniers, Marc Bloch, Fustel…) et le campus universitaire. D’autres actions ont eu lieu dans les petites villes et également dans le Haut-Rhin.

De nombreux secteurs s’étaient mobilisés pour manifester, parfois pour la première fois. Des grèves ont eu lieu dans beaucoup d’entreprises et établissements.

La tête de manif regroupait tous les jeunes, étudiants, lycéens, syndicalistes étudiants. « Budget coupé, facs sacrifiées, Révoltons-nous ». Cette partie faisait plus du tiers, voire la moitié de la manifestation. D’ailleurs dans tous les cortèges qui suivaient, les jeunes étaient très représentés, près des trois quarts dans l’ensemble de la manif.

Le cortège syndical était important. CGT, Solidaires, FSU et des drapeaux de FO. La CGT, présente avec son camion sono, a animé le cortège syndical avec mots d’ordre et musique. Militants et salariés en grève de l’industrie, de la métallurgie (Schaeffler qui avait mobilisé très en avant, Safran) de la Chimie, de l’Agro, des Services Publics, etc. Militants et salariés du secteur social, éducation, université, chercheurs, santé, aide à la personne, Parcs Nationaux (contre la suppression des parcs), Missions locales, France Travail, Inspecteurs du travail, FR3, impossible de faire le compte exact des présents.

De nombreuses organisations et associations. La confédération paysanne, qui avait prévu un grand stand-buvette d’information au lieu de rassemblement, place Kléber ; elle a défilé avec de nombreux drapeaux, une banderole et un grand panneau « Pour en finir avec la précarité paysanne et alimentaire ». La DIDF a défilé également avec ses drapeaux. Des membres du collectif de soutien à la Palestine ont formé un cordon le long du Pont du Corbeau, avec slogans et photos des enfants assassinés. Ils ont ensuite rejoint la manif. Devant le Mc Do de la place Kléber, c’était à n’en plus finir « Boycott MC Do ». Les militants kanak étaient présents. Des étudiantes tahitiennes aussi avec une pancarte dénonçant la politique de Macron (elles vivent avec 200 € par mois). Le mouvement LGBT défilait également. Et les partis politiques étaient présents.

Des militants syndicalistes ont fait grève pour la première fois, exprimant leur ras le bol de cette situation délétère, de système qui les considère comme de « vaches à lait ». Pour beaucoup, le projet de suppression des 2 jours fériés a été la goutte d’eau qui fait déborder le vase, révoltés contre le fait qu’on leur prenne 2 jours de leur temps de vie. Les revendications et dénonciation allaient bien au-delà. Contre le budget militaire, les attaques violentes contre le social, contre le génocide à Gaza, contre la guerre. Tous ces ressentiments contre une société qui oppriment de plus en plus le peuple en France et aussi les autres peuples. Les discussions allaient bon train. Et les slogans criés reflétaient une profonde colère. La conscience grandit que cette société n’a plus rien à proposer au peuple, qu’il faut combattre ce système. Et la nomination récente de Lecornu n’a fait qu’accentuer ce ressenti et cette colère.

Les camarades présents avec des panneaux et La Forge ne sont pas passés inaperçu. Les panneaux ont été photographiés de nombreuse fois.

Un militant s’est exprimé, très content de cette manifestation qui a rassemblé dans les 10.000 personnes « C’est franchement énorme. Je ne me souviens pas avoir vu autant de monde dans une manif de rentrée ». La place Kléber avait du mal à contenir toute la mobilisation. Et tous de se donner rendez-vous pour le 18 septembre.

Il y avait beaucoup de monde à la manifestation et c’était très dynamique. Beaucoup de jeunes de la CSTE (syndicat étudiant) qui ont réussi à bloquer le site de la Fonderie (Sciences Po et droit) dans la matinée : dès 6h du matin, toutes les portes de l’Université de Haute Alsace étaient bloquées. Mouvement de blocage également devant les lycées. Il y avait également la CGT et les partis politiques. Pas mal de familles et également les camarades de la DIDF. Des drapeaux palestiniens ont été présents et bien visibles tout au long du cortège

Le panneau du Parti a été remarqué et salué par plusieurs militants.

Rendez-vous était donné à 9h00 en ville sur les réseaux pour un rassemblement. Les syndicats n’ont pas relayé l’appel ni organisés de manifestation mais ont laissé chaque syndicat décider de sa participation.

Le rassemblement a donc commencé par un regroupement sur une place, sans prises de parole, sonorisation ou banderole et avec quasiment aucun drapeau. Des syndicalistes étaient tout de même présents, notamment CGT, avec ou sans chasubles.

Assez vite les 300 participant-es, désireux d’une action, se sont dirigé-es sur les boulevards de la ville pour bloquer la circulation. La police nationale a essayé de disperser la foule en vain. Une centaine de lycéens sont ensuite arrivés en nombre avec des slogans contre Macron et un drapeau Palestine. Malgré deux tentatives de la police pour extraire une manifestante puis un jeune qui prenait la parole, la foule a réussi à s’interposer pour l’empêcher. Les lycéens ont pris la tête d’une manifestation sauvage qui a été à un lycée proche puis à la Préfecture en centre-ville avant une dispersion progressive.

Le parti était présent avec une pancarte contre le budget de guerre. Les personnes présentent avaient envie de faire des actions ensemble, pas mal d’échanges sur la place des syndicats, sur le 18.

Dès 5h une action de tractage était organisée par la CGT sur un rond-point avec les différents syndicats en grève sur le bassin.

Le rassemblement d’environ 500 personnes s’est transformé aussi en manifestation spontanée dans la ville.

Avec un chiffre largement au-delà de 10 000, la manifestation qui est partie du centre-ville à 16 heures était impressionnante  : « une marée humaine assez inattendue par son ampleur qui a déferlé ce mercredi après-midi de la place Victor-Hugo au parc Paul-Mistral , saturant le boulevard Gambetta et les quais de l’Isère » indique Le Dauphiné libéré qui note : «  Tandis que lycéens et étudiants égayaient massivement le cortège, de nombreux trentenaires et quadragénaires actifs ont donné au cortège une nouvelle tonalité qui en dit long sur ce ras-le-bol qui percole toutes les strates de la société »

Rassemblé un peu avant dans une rue voisine, le cortège CGT, conséquent, entre sur la place V. Hugo et fait la jonction avec les milliers de manifestants déjà présent.

Beaucoup de pancartes contre l’austérité, dénonçant les coupes sombres dans les budgets sociaux, certaines faisant lien avec l’augmentation des budgets d’armement.

Nos camarades avaient travaillé à mobiliser sur leur lieux de travail respectif et notre parti n’avait pas de cortège constitué, mais notre affichette : « Avec ou sans Bayrou, de l’argent pour la santé, l’école, le social, pas pour la guerre » a souvent été saluée.

A l’issue de la manifestation un nombre très important de jeunes s’est retrouvé sur le site de l’ancien anneau de vitesse pour l’AG du mouvement bloquons tout.

Pour eux, comme pour le mouvement syndical, la mobilisation se poursuit avec comme prochain rendez-vous tous ensemble dans la rue, le 18 septembre . 

Plusieurs centaines de personnes le matin sur plusieurs blocages sur VRU (voie rapide urbaine), devant Carrefour, en vélos en ville… Puis une grosse manifestation regroupant autour de 6 000 personnes. Beaucoup de jeunes. Beaucoup de pancartes. Des syndicalistes CGT, mais aussi des drapeaux CFDT et FO. Et… beaucoup de personnes dont c’est parfois la première manif….

Depuis 2023 qu’on n’avait pas vu autant de monde ! Bien sûr, ce ne sont pas les chiffres phénoménaux atteints par les manifestations contre la retraite à 64 ans, mais la place des Quinconces était remplie et le cortège a mis presque une heure pour passer devant nous !

Sa composition a été principalement syndicale avec la CGT en pole position (la moitié du cortège). L’intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF) sous l’impulsion de l’UD CGT 33 aura donc réussi son pari : faire nombre en mobilisant largement dans les entreprises privées comme publiques. Les hôpitaux CHU, l’énergie, les cheminots, les ouvriers en lutte de la Verrerie OI de Vayres qui avaient réussi la veille une journée de solidarité ouvrière contre un PSE d’une centaine de licenciements « boursiers » pour le plus grand profit du monstre Black Rock actionnaire propriétaire du groupe. Les femmes avec l’AG féministe et Femmes Egalité. Et surtout beaucoup, beaucoup de jeunes étudiants ou lycéens parfois primo-manifestants. La Confédération paysanne a coloré de ses drapeaux jaunes le cortège.

Le contenu des très nombreuses pancartes va dans le sens d’une exigence populaire du respect démocratique, d’un dégoût de cette société mortifère où se contenter de peu, de moins ou de rien est la norme pour les milieux populaires des travailleurs. La tonalité ambiante quant à la nomination de Lecornu premier ministre est celle-ci : Macron avait gardé son dernier jeton pour le final ! Il apparaît évident pour un grand nombre qu’un marathon de luttes est désormais engagé jusqu’à la fin du mandat présidentiel en cours.

Les revendications fortes portées par les syndicats : «l’exigence d’une nouvelle politique gouvernementale et patronale pour répondre à l’urgence sociale », l’abrogation de la dernière réforme des retraites, l’arrêt des licenciements en Gironde qui compte un millier d’emplois menacés par des PSE, l’investissement industriel notamment à l’usine OI de Vayres (33) pour un four à verre blanc de 20 millions d’€ (OI ayant touché 15 millions d’€ en 2024 de CICE, mais veut licencier une centaine d’ouvriers). L’augmentation des salaires, des pensions, des minima sociaux, et particulièrement l’annulation de l’augmentation de 5,5 à 20 % de la TVA sur l’électricité passée cet été. Un des slogans repris fut : « Au revoir Bayrou, ton plan même sans toi, nous n’en voulons pas ! Bonjour Lecornu, nos revendications sont toujours là ! L’argent, il y en a ! »

Rendez-vous a été pris pour jeudi 18 septembre pour une mobilisation unitaire et interprofessionnelle par la grève et des manifestations avec un rendez-vous à 14h place de la Bourse.

Le parti a vendu La Forge et distribué plus d’une centaine de tracts mensuels ainsi que ses derniers autocollants.

Près de 300 personnes pour bloquer la RN10 à Champniers près d’Angoulême dans une ambiance chaleureuse. 

Puis rassemblement à 14h en soutien aux soignants à l’hôpital où le service mère enfant est en grève depuis plusieurs mois.

Avec d’une part, un appel des réseaux sociaux à « bloquer tout », avec des AG citoyennes à dominante d’étudiants D’autre part, l’appel des syndicats.

2000 manifestants ont défilé, à l’appel de l’intersyndicale CGT, très présente, Solidaires, FSU, Confédération Paysanne. CGT. Les appels de la CGT à grève pour bloquer la production et à défendre les services publics ont remporté un premier succès avec un long et massif cortège où les ouvriers des entreprises de la métallurgie en nombre, dont un cortège de MBDA derrière sa banderole, fraternisaient avec les infirmières de l’ hôpital Jacques Cœur et la clinique privé Guillaume de Varie qui vient de mener une longue lutte victorieuse ; le syndicat CGT de l’Energie en grève avec la mise en arrêt du réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Belleville (2 millions de perte), et les salariés des bus RATP à l’arrêt. Les étudiants ont amené de nombreux jeunes, mobilisée par les réseaux sociaux, dans le cortège syndical. Ils ont essayé d’imposer le mot d’ordre « Macron démission » à la sono de la CGT où dominaient les mots d’ordre de blocage de la production contre le patronat et le système.

En fin de compte, une manifestation qui a réuni le mouvement syndical et le mouvement « citoyen », dans une manifestation sociale, ouvrière, populaire, avec beaucoup de jeunes.

Une manifestation avec les drapeaux des partis politiques (LFI, PCF, NPA, UCL PCOF… ) et des pancartes. Le tract du Parti distribué dans l’usine Auxitrol comme dans la manifestation a été bien accueilli.

A Vierzon, un cortège de 1200 manifestants de la ville cheminote et métallurgiste, à Saint-Amand-Montrond 400.

A Tours la mobilisation du 10 septembre avait été préparée par plusieurs « réunions citoyennes » avec participation de militants de LFI, du NPA des libertaires des militants de Solidaires et des militants de la CGT au niveau départemental.

Difficile de donner une vue d’ensemble tant la mobilisation était dispersée dans différents lieux et n’a pas eu la même intensité tout au long de la journée. Elle a commencé par des blocages du lycée Balzac dès 6h du matin, et en fin de journée, une déambulation musicale organisée par les intermittents et les salariés de la Culture pour défendre leur secteur. Les prises de paroles tout au long de la journée ont été nombreuses comme le blocage de nombreux ronds-points qui ont pris fin vers 21h avec l’intervention de la police.

Les rassemblements ont eu lieu à 10h place jean Jaurès, un pique-nique à 12h place Anatole France et de nouveau un rassemblement à 18h30 place Jean Jaurès. 

Sur le temps fort du rassemblement du soir, plus de 2000 personnes étaient présentes. Sur la journée, on peut estimer que plus de 3000 personnes ont participé à cette mobilisation contre le budget de méga austérité. 

C’était une mobilisation différente des mobilisations traditionnelles avec beaucoup de jeunes et de nombreux mots d’ordre visant Macron, sa politique et les élites qui profitent.

Un appel a été lancé pour une nouvelle manifestation le samedi 13 septembre à 14h30 et un point rencontre tous les soirs à 18h30 place Jean Jaurès pour décider des actions.

Les militants syndicaux de l’hôpital, ceux de la CGT d’SKF, de l’Énergie, étaient présents avec leurs chasubles ; ceux de FO avec leurs drapeaux étaient là aussi, ainsi que ceux de la FSU, et de Solidaires. A la SNCF, sur le centre de St Pierre des Corps la grève lancée au niveau national par la CGT était suivie surtout au niveau régional, au niveau des TER, (Agents de conduite 40 % de grévistes et chez les sédentaires entre 20 et 25 %) mais la direction avait fait face en remplaçant les grévistes par des non-grévistes.

A l’hôpital les chiffres de grévistes tout en étant assez faibles étaient en légère hausse par rapport aux récentes mobilisations. Dans la semaine, il y avait eu une action contre la fermeture d’un labo en cytogénétique (en charge de l’évaluation des chromosomes) suite au départ d’un biologiste.

Les militantes du parti tout au long de cette journée ont assuré la diffusion du journal, dont plusieurs ont été vendus. Nos panneaux signés Pcof : « A bas le budget d’austérité « ; « de l’argent pour le social, l’École la Santé, pas pour les patrons et les marchands de canon. » ont rencontré un certain succès et ont été photographiés à maintes reprises.

Environ 30 000 personnes ont défilé contre l’austérité et la politique du gouvernement Macron ce samedi à Toulouse.

Un défilé très important numériquement avec beaucoup de jeunes. Des groupes compacts formés autour de thèmes : Anti fasciste, anti raciste antisioniste avec la présence de sans-papiers, des groupes qui lançaient des slogans en soutien au peuple palestinien avec des drapeaux palestiniens. Un cortège important d’intermittents du spectacle pour dénoncer les coupes budgétaires dans la culture. Une foule où beaucoup brandissaient des cartons pour dénoncer la situation : un budget au service des riches, des mesures pour faire payer les plus pauvres, les précaires, les malades, la destruction des services publics et la militarisation, de l’argent pour la santé pas pour la guerre…On a pu noter aussi la présence de beaucoup de jeunes venus groupés de facs et lycées, alors que la rentrée n’a pas encore eu lieu à l’université. Des syndicalistes notamment CGT et principalement les militants avec chasubles ou drapeaux, d’autres en ordre dispersé.

Secteurs représentés :  éducation, santé, ASEI, collectivités locales, santé, cheminots, Bibliothèques, Thales, Airbus, Safran et Safran Services, Métallurgie, prestataires aéro, Alten, Akkodis, centre de recherches, CEREMA, architecture. Même s’ils n’étaient pas en nombre à la manif, les chauffeurs de bus de Tisséo ont mis à l’arrêt un grand nombre de lignes de bus le matin. Des partis politiques LFI NPA LO, RP, Europe Ecologie les verts, JC, PCR …nous étions présents avec notre drapeau.

Pour une manifestation prévue à 14h30 à Jean Jaurès la foule se pressait dès 14h en grand nombre.

Le climat était à la détermination et à la colère, malgré les nombreuses provocations policières, avec un dispositif en nombre de CRS se plaçant face aux manifestants et avançant à reculons pour se préparer à l’affrontement, allant jusqu’à tenter de bloquer la manifestation, avec pour réponse la détermination et la force collective du nombre, ce qui a permis que la manifestation aille jusqu’au bout.

Mais dès la fin de la manifestation, la répression n’a pas tardé avec les charges des CRS, les gaz lacrymogènes et des interpellations. 

Dès le matin une multitude d’actions avaient eu lieu dans Toulouse même et aussi dans les périphéries, des actions : CPAM, rond-point d’accès à la rocade « arc en ciel » menant au pôle aéronautique organisées par l’UL Mirail pour blocage, vite dispersé et violemment réprimé à coup de gaz lacrymogènes. Citons aussi, CPAM, CHU, devant la préfecture à Toulouse, mais aussi plus éloigné, Villefranche Lauraguais, péage l’Union, rond-point Muret, Cazères, Carbonne, St Gaudens etc.

Le travail de mobilisation dans plusieurs boites a été fait et a reçu des appréciations positives même si cela ne s’est pas forcément soldé par une mobilisation massive dans la manif, ces interventions ont suscité de l’intérêt. La question de s’adresser à l’ensemble des travailleurs sur les salaires et revendications actuelles sur les conditions d’exploitation afin de rassembler le plus largement possible a été débattue.

Maintenant la préparation du 18 est dans les tuyaux et le rôle des syndicalistes dans les entreprises sera déterminant pour la suite des protestations et la capacité à donner un cap à ces mouvements sociaux.

Très tôt le matin, la police et violemment intervenue contre le rassemblement appelé par l’UL CGT de Pau au parking du Zenith. Plusieurs arrestations ont eu lieu.

Le ton de la journée était donné, côté police, dans cette ville ù Bayrou avait trouvé le temps, avant d’être « dégagé » de Matignon de commander un ravalement à 45 000 euros de son bureau à la mairie.

De nombreux étudiants ont manifesté le matin sur le campus universitaire et ont rejoint le rendez-vous à 14h Place Vauban, départ de la manifestation. Les 2500 manifestants apprendront les arrestations du matin et partiront en manifestation vers le commissariat où les gardes-à-vue se prolongent. Une charge policière très violente, filmée, s’est soldée par de nouvelles arrestations.

La pression policière sera constante : un escadron de gendarmes mobiles avait été spécialement déployé au centre-ville.

Cela n’a pas dissuadé les syndicalistes, les militants de la Confédération paysanne, les militants de la cause palestinienne et beaucoup de jeunes, de personnes en colère contre Macron de manifester jusqu’à la préfecture, dans une ambiance combative et festive et de se donner rendez-vous pour le 18.

Dans le reste du département, il y a eu une manifestation à Tarbes, des barrages filtrants sur plusieurs routes, blocages partiels de lycées.