Parti Communiste des Ouvriers de France

République Démocratique du Congo : Une épidémie d’Ebola hors de contrôle
07 juillet 2026

Derrière cette maladie, qui provoque des fièvres hémorragiques souvent mortelles, il y a en fait plusieurs virus. Les trois plus dangereux sont  : le virus Ebola (le seul pour lequel existe un vaccin), responsable de la maladie à virus Ebola (MVE), le virus Soudan, responsable de la maladie à virus Soudan et le virus Bundibugyo, responsable de la maladie à virus Bundibugyo. C’est ce dernier, le virus Bundibugyo, pour lequel il n’existe à ce jour ni vaccin, ni traitement, qui est à l’origine de l’épidémie actuelle en République démocratique du Congo (RDC).

Dans cette région de l’Afrique, la maladie est devenue chronique. C’est la dix-septième fois que la RDC est touchée depuis la découverte du virus en 1976.

Fin juin, elle y avait déjà causé la mort de près de 400 personnes.

Touchant à présent quatre provinces frontalières du nord-est de la RDC, elle menace de s’étendre aux pays voisins : la Centrafrique, le Sud Soudan, l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi.

Sa propagation est difficilement maîtrisable dans cette région où les populations sont en permanence contraintes de se déplacer à cause des conflits armés ou de la famine.

Les sites d’hébergement, où elles sont contraintes de se réfugier, manquent souvent d’eau et de latrines et sont d’importants foyers de propagation de l’épidémie. Les enterrements des personnes décédées sont régulièrement à l’origine de nouveaux foyers de contamination.

L’extrême pauvreté qui touche près de 7 habitants sur 10 en RDC, le dénuement des services de santé, la défaillance du système éducatif, mettent en évidence l’incapacité de l’État congolais à protéger les populations et à maîtriser l’extension de l’épidémie.

Une lourde responsabilité incombe également aux grandes puissances impérialistes qui sèment le chaos dans la région en alimentant des conflits armés permanents, afin de mettre la main sur les immenses richesses minières qui s’y concentrent.

Le retrait étasunien et les coupes budgétaires drastiques dans le financement de l’aide humanitaire mondiale (- 40 % en 2025) laissent l’OMS de plus en plus démunie pour intervenir dans les situations d’urgence.

Quant au retard dans l’élaboration de vaccins et de traitements efficaces, il montre une fois de plus que, pour les grands laboratoires pharmaceutiques, le seul moteur d’innovation est la recherche de profits. ★