Résistons à la déferlante militariste 15 juillet 2026
Pour Macron, le 14 juillet devait être « historique » : jamais autant de soldats, de blindés, d’avions, n’ont défilé à Paris. Il avait convié 24 chefs d’Etat et de gouvernement, de la « coalition de volontaires » réunis autour de Zelensky, invité d’honneur.
La veille, devant les armées, Macron se félicitait de ses deux mandats marqués par le doublement des budgets de l’armée. Et il traçait encore les grandes lignes de l’économie de guerre qu’il veut voir poursuivies après lui : « plus d’investissements, plus de collaboration public-privé, plus de prise de risques des industriels », sans oublier de poursuivre la politique en faveur des militaires et de leurs familles, qui doivent être prêts à se sacrifier. Tout le monde se rappelle les propos lourds de sens du nouveau chef d’état-major des armées, qui avait prévenu que les parents devaient se préparer à voir leurs enfants « mourir » pour la patrie.
Dans l’article sur Marc Bloch (La Forge de juillet-août), et sur la cérémonie qui a fait entrer ce grand historien, antifasciste engagé au Panthéon, nous avions relevé et dénoncé le rôle totalement indu que les représentants de l’armée ont joué dans cet hommage. Macron qui dénature tous les symboles dont il se saisi, a notamment rajouté tout un développement contre l’extrême droite, sur le thème qu’elle ne serait pas « patriote » et qu’elle serait responsable de la montée du danger de guerre – allusion à la Russie de Poutine. Il a surenchéri sur la montée de l’antisémitisme aujourd’hui. Précisément au moment où son gouvernement, son parti, la droite et l’extrême droite votaient la loi « Berger », clone de la loi Yadan, qui amalgame critique du sionisme et de la politique génocidaire d’Israël à de l’antisémitisme.
En parlant du « destin partagé avec l’Ukraine », il engage davantage le pays dans la guerre impérialiste contre la Russie et veut y entraîner les Etats de l’UE. Le dirigeant de l’impérialisme allemand, Merz, partage cet objectif, mais dispute le leadership de cette « Europe de la guerre », en alignant des budgets deux fois plus élevés que celui de l’impérialisme français.
Ce sont les questions que nos camarades abordent avec les jeunes, les habitants des quartiers populaires, les militants syndicalistes… dans les actions pour faire connaître et faire signer la pétition unitaire contre la guerre impérialiste et la militarisation et en diffusant le dernier numéro de « Rupture » consacré à la militarisation.
