Parti Communiste des Ouvriers de France

« Siamo tutti antifascisti »
23 février 2025

C’est sans conteste le slogan le plus repris dans le rassemblement, suivi d’une manifestation, le samedi 22 février, pour dénoncer l’attaque des fascistes contre les anti-fascistes réunis au local de l’ACTIT, le 16 février. Armés de tessons de bouteille, les fascistes ont violemment frappé un jeune militant qui participait à la réunion organisée par Young struggle (organisation de la jeunesse socialiste), militant également de la CGT.

La fuite dans la rue des fascistes qui avait été filmée, des images qui ont circulé sur les réseaux sociaux. Les locaux et les militants de l’Actit (Association des travailleurs immigrés de Turquie et du Kurdistan) ont été aussi ciblés, mais comme l’a précisé une responsable le samedi sur la place de la République, il ne s’agissait pas d’une nouvelle attaque de fascistes turcs (comme il y en a eu plusieurs ces dernières années), mais bien d’une attaque d’un groupe fasciste français, contre des anti fascistes.

Beaucoup ont retenu de ces images le cri ahurissant d’un fasciste « Paris est nazie » …

Si 6 individus ont été arrêtés, le ministre de l’intérieur n’a pas eu un mot de soutien aux victimes, mettant sur le même plan « l’extrême droite et l’extrême gauche ».

Le rassemblement à la République a occupé une bonne partie de la place. Les prises de parole se sont succédé : organisations turques et kurdes, partis politiques du 10ème arrondissement (LFI, PCF, Ecologistes, mairesse PS du 10ème… ), syndicats (CGT et Solidaires), avant le départ en manifestation.

Sur la place, les très nombreux drapeaux des organisations kurdes, d’organisations anti fascistes venues d’Allemagne, et des différentes organisations ayant appelé, ainsi que les drapeaux palestiniens, donnaient un caractère très combattif à ce rassemblement. Plusieurs drapeaux du parti, de la DIDF de nos camarades de Turquie, de Femmes Egalité, de la CGT, notamment du nettoiement et de l’UD, Ensemble, NPA, plusieurs organisations libertaires. Plusieurs interventions ont fait le lien dans leur dénonciation, entre la politique réactionnaire du gouvernement Bayrou-Retailleau, les positions du RN et les actions des groupes d’extrême droite.

Dans cette manifestation, d’autres slogans ont été scandés, notamment « pas de quartier pour les fachos, pas de fachos dans les quartiers ».