Solidarité avec les camarades du parti « Unité populaire » d’Equateur : Non à son interdiction ! 27 avril 2026
Nous publions l’appel de nos camarades d’Equateur qui dénoncent l’interdiction du parti Unité Populaire, qui s’est présenté aux élections tant nationales que provinciales depuis des années. Il est la cible du régime de Noboa, « ce gosse de riches » qui mène une politique néolibérale, au service de l’impérialisme US.
Depuis le mois de mars dernier, nous menons une bataille politico-électorale dans le but de défendre l’enregistrement légal d’Unidad Popular.
Dans le cadre de la politique autoritaire du gouvernement de Daniel Noboa, le Conseil national électoral (CNE), agissant comme un instrument politique de l’exécutif, a engagé une procédure judiciaire visant à déclarer illégale l’Unidad Popular, sous prétexte qu’elle ne disposait pas du nombre minimum de membres requis pour conserver son enregistrement électoral.
Au cours de cette procédure, le CNE a enfreint les règles et commis plusieurs irrégularités : il n’a pas convoqué les membres titulaires, a nommé des suppléants à la dernière minute et, surtout, a rédigé un rapport juridique qui ne correspond pas à la réalité.
Selon ce rapport, Unidad Popular aurait perdu environ 170 000 membres, n’en comptant plus qu’un peu plus de 30 000 et ne disposant donc pas du minimum nécessaire pour conserver son enregistrement. C’est tout à fait faux : Unidad Popular a été légalement enregistrée avec un peu plus de 200 000 membres. L’organisme électoral lui-même a délivré il y a quelques jours une attestation officielle qui montre que, au cours des quatre dernières années, il n’y a eu que 1 410 désaffiliations.
Pendant tout ce temps, nous avons mené des actions politiques dans la rue et mis en place une défense juridique solide qui a démontré la validité de nos arguments. Cependant, la présidente du CNE, Diana Atamaint, s’est comportée comme un instrument de la stratégie politique du gouvernement.
Daniel Noboa a mis en place une série de mesures visant à affaiblir les forces d’opposition et le mouvement populaire organisé. Il existe une ligne d’action claire visant à criminaliser la contestation sociale : plusieurs dirigeants populaires et militants font l’objet de poursuites judiciaires pour leur participation à des mobilisations contre le gouvernement.
Aujourd’hui, dimanche 26 avril, la présidente du CNE a convoqué en urgence une séance pour traiter de la situation d’Unidad Popular et, de manière frauduleuse, il a été décidé d’annuler son enregistrement électoral.
Quatre des cinq membres du CNE ont assisté à la séance. Deux ont voté contre le rapport, tandis que la présidente Diana Atamaint et le membre pro-gouvernemental José Cabrera ont voté en faveur de son adoption, c’est-à-dire de la suppression d’Unidad Popular. Face à l’égalité des voix, Atamaint a utilisé sa voix prépondérante pour imposer la résolution.
Nous poursuivrons nos actions dans la rue et notre défense juridique, car il existe encore des voies de recours légales auxquelles nous pouvons faire appel. Nous savons qu’il s’agit d’une bataille politique complexe, car nous sommes confrontés à une décision du gouvernement oligarchique de Daniel Noboa, soutenu par des secteurs qui ont historiquement vu – à juste titre – en Unidad Popular et dans l’action de notre Parti une menace pour leurs intérêts.
Nous demandons aux organisations sœurs de contribuer à la dénonciation internationale de cette mesure autoritaire et antidémocratique et de promouvoir des actions de solidarité en défense de la lutte des travailleurs et du peuple équatorien.
Secrétariat du Comité central
Parti Communiste Marxiste-Léniniste d’Equateur
26 avril 2026
Site : https://www.pcmle.org/EM/
La Forge d’avril a consacré un article sur cette question
