Stop à la répression antisyndicale ! 13 janvier 2026
La répression antisyndicale, notamment depuis les dernières mobilisations contre le Non aux 64 ans, ne faiblit pas. La CGT a recensé plus 1000 de ces militant.e.s qui sont, ou qui ont été d’une façon ou d’une autre réprimé.e.s pour leur action, leur engagement dans le combat pour la défense des intérêts des travailleurs. Rappelons-nous le cas du secrétaire de l’Union départementale CGT du Nord, Jean-Paul Delescaut, condamné pour son soutien à la cause palestinienne qui a sidéré nombre de militants et militantes. Il vient de faire appel de sa condamnation en première instance pour « apologie du terrorisme ». En mai 2025, c’était la secrétaire départementale de la Gironde qui était condamnée en diffamation pour avoir dénoncer les conditions de travail au sein de la société automobile Bélier.
Des procédures judiciaires ont également été lancées contre d’autres membres de la direction confédérale de la Cgt en lien avec leur activité syndicale.
Sans compter les militant.e.s de syndicat en butte à la répression patronale pouvant aller jusqu’au licenciement comme à Schindler (3 demandes de licenciements à la suite pour le secrétaire CGT du syndicat) ou à l’Admr 41 (la direction vient de faire appel devant le tribunal administratif contre le refus du ministère d’autoriser le licenciement de la responsable syndicale CGT). Dans la chimie, la direction de l’entreprise Torray (64) s’acharne contre Thimothée Esprit, membre de la direction de la fédération, espérant, en l’assignant cette fois-ci devant le Conseil constitutionnel, gagner la fin du statut de salarié protégé pour tous les militant.e.s qui siègent dans le cadre des organismes paritaires au niveau des branches professionnelles (convention nationale collective) ou interprofessionnelles. C’est aussi Fabien de Villedieu, secrétaire de la fédération Sud Rail, qui était récemment convoqué au commissariat du XII e arrondissement de Paris pour avoir envahi, avec les cheminots et des travailleurs de la RATP, le ministère de l’Economie à Paris Bercy, le 18 novembre 2025.
L’offensive patronale est bien réelle et trouve aussi une oreille bienveillante au niveau du gouvernement. Elle a aussi ses relais avec des officines propatronales de lobbying comme Ethic, qui vient de porter plainte contre Sophie Binet. Sur RTL, fin janvier, celle-ci s’en était pris à Bernard Arnault au sujet de la surtaxe envisagée pour les entreprises, lâchant : « les rats quittent le navire ». La plainte a été jugée recevable !
Le 4 février pour dénoncer cette répression antisyndicale tout azimut, la Cgt a décidé d’organiser un meeting à Paris. ★
