Parti Communiste des Ouvriers de France

Strasbourg : Vendredi 13 février, avec les travailleurs de Dumarey
12 février 2026

Le jeudi 8 janvier, le président de Dumarey, Arnaud Bailo, déclarait à l’Agence France-Presse : « On a informé le CSE de Dumarey Powerglide Strasbourg (DPS) ainsi que les salariés d‘un projet de cessation de nos activités au courant de l’année 2026 ». Projet entraînant la ferme- ture pure et simple de l’usine et le licenciements de 320 travailleurs.

L’arme à l’œil, le représentant du groupe d’ajouter  : une décision « extrêmement difficile à prendre au regard de l’impact humain et social ». Peut-être (?!) mais tous les ouvriers de l’usine se souviennent de l’âpreté de la grève qu’ils ont dû mener du 7 au 18 décembre 2024 contre le licenciement de 234 d’entre eux.

Grève où ils se sont battus nuit et jour pour contraindre cette direction visiblement alors peu sensible «  à l’impact humain et social » à revoir les conditions dans lesquelles elle voulait procéder à ces licenciements.

La direction a limité les indemnités « supra légales » à hauteur de 2 500 euros à 25 000 euros, en fonction de l’ancienneté. Mais face à la détermination des grévistes, elle a été obligée d’en revoir le montant et de les revaloriser à hauteur de 20 650 euros jusqu’à 50 650 euros en fonction de l’ancienneté pour les travailleurs licenciés.

Dans leur tract de bilan de la grève de décembre 2024, les syndicats Cgt et Cfdt avaient pris soin de souligner : « Même avec ces suppressions d’emplois massives, l’avenir de l’usine demeure problématique pour les salariés restants ». Bien conscients du risque, ils avaient réussi à ce que cette revalorisation de la «  supra légale  » soit « applicable sans limitation de durée en cas d’une nouvelle restructuration de l’usine DPS ». Dans son communiqué du 9 janvier 2026, le syndicat CGT souligne : « La situation… n’est ni une surprise ni une fatalité, tout est décidé d’avance.

C’est une fermeture organisée et des responsabilités clairement identifiées entre l’actionnaire et l’équipe dirigeant locale » et de rappeler que « la direction ne nous a rien donné, bien au contraire, tous nos acquis ont été arrachés par la lutte… notre colère est légitime, les salariés refusent d’accepter les conditions imposées par la direction, ils revendiquent : la revalorisation des indemnités supra-légales et l’augmentation de la durée du congé de reclassement et du budget de formation ». Le vendredi 13 février, les syndicats appellent à une journée « usine morte » et invitent à venir les soutenir ce même vendredi devant l’usine au Port du Rhin. Nous y serons ! ★