Un 1er Mai de lutte, internationaliste, de refus de payer la crise et la guerre impérialiste. 02 mai 2026
Strasbourg, Mulhouse, Colmar, Toulouse, Carcassonne, Pau, Paris, Grenoble, Bourges, Bordeaux, Tours
Strasbourg : Un 1er Mai très politique pour les besoins sociaux et contre la guerre
5000 personnes ont défilé à Strasbourg derrière de multiples banderoles marquant les exigences des travailleurs, contre l’augmentation des prix des carburants, contre la guerre. La solidarité entre les peuples tenait une place importante. De très nombreuses pancartes, banderoles des syndicats, associations, collectif de chômeurs et précaires, collectifs de soutien à la Palestine et au peuple iranien, organisations kurdes, organisations antifascistes. Les étudiants étaient nombreux ; ils sont actuellement en lutte contre l’augmentation drastique des frais d’inscription qui frappent les étudiants étrangers hors Union Européenne.
La manifestation s’ouvre par le cortège des jeunes, suivi des syndicats, puis des associations et organisations politiques. Les jeunes étaient partout, dans tous les cortèges. Une manifestation dense, colorée et dynamique. Il y a eu beaucoup de rencontres et de débats. Le fait que le gouvernement s’attaque au 1er mai a renforcé la détermination des manifestants. « Pas touche au 1er mai ! ».
Le collectif de soutien à la Palestine s’était placé Pont du Corbeau avec banderoles et pancarte. Pour soutenir le peuple palestinien, pour exiger la libération immédiate des militants de la flottille, pour demander la liberté pour Marwane Barghouti et de tous les prisonniers politiques palestiniens. Le cortège des organisations associatives et politiques était imposant.
Le Parti avait décidé de défiler avec une banderole « Pour nos salaires, la santé, l’école – Non à la guerre impérialiste – Oui à la solidarité internationales » dans le cortège internationaliste, avec les camarades de la DIDF, qui avait un cortège très important. Les camarades ont diffusé le tract du 1er mai et invité à la conférence du lendemain « Palestine, génocide et droit international » (intervenants B. Fiorini et R. Hassan) en soutien à la Palestine.
Notre banderole a recueilli l’attention de nombreuses personnes. Elle a été prise de nombreuses fois en photo et a été montré sur les réseaux sociaux locaux. Des manifestants ont rejoint notre cortège. En partant, certains ont exprimé leur satisfaction et sont repartis avec des autocollants et des journaux.





Mulhouse : 1000 manifestants
Un Premier Mai festif et combatif a rassemblé plus de 1 000 personnes, entre organisations syndicales, partis politiques et familles. Des mots d’ordre ont été portés contre la politique du gouvernement, contre les actionnaires, ainsi que contre la guerre, avec l’exigence de davantage de moyens pour le social.
Les participants étaient heureux de se retrouver, d’échanger sur la situation et de partager des moments festifs après la manifestation. Un important cortège des partis kurdes était présent et très bien animé.
Notre parti était présent avec ses mots d’ordre : « Stop à la guerre contre l’Iran et le Liban. Non à la participation de la France. », « De l’argent pour la santé, l’école, le social, pas pour la guerre », ainsi que La FORGE et le nouveau numéro de la revue Rupture consacré à la militarisation.


Colmar : Plus de 150 manifestants
Haut-Koenigsbourg (lieu touristique important en Alsace) : Des agents de la Collectivité européenne d’Alsace (CEA) ont tenu un piquet de grève pour défendre la fermeture du château du Haut Koenigsbourg le 1er mai et sensibiliser le public au respect de caractère de cette journée.
1er mai à Toulouse
La manifestation a réuni plusieurs milliers de manifestants, 12 000 selon les syndicats.
Plusieurs cortèges distincts et parfois distants se sont constitués. Un cortège syndical avec CGT, CFDT, FSU, Solidaires, CFTC. Dans le cortège CGT défilaient des travailleurs d’Airbus Thales, Otis Télécoms, Cheminots… et l’UL CGT du Mirail qui avait préparé l’animation de la tête du cortège CGT avec des slogans de lutte. Des AESH distribuaient un tract reprenant leurs revendications.
De manière générale les revendications de la CGT étaient tournées autour du pouvoir d’achat et de la remise en cause du 1er mai.
Deux cortèges anti-impérialistes étaient présents à cette manifestation, affichant le soutien à la Palestine et la dénonciation des interventions militaires en Iran et au Liban (Secours Rouge, BDS, RP et ses organisations d’étudiants comme Poing Levé…). Un cortège « anti-fa » de militants cagoulés habillés en noir avec des fumigènes clôturait la manifestation.
On a constaté des trous importants (plusieurs dizaines de mètres) entre les cortèges, à plusieurs endroits, laissant peu de doute sur des arrêts volontaires de certains cortèges pour créer une distance avec les cortèges syndicaux. Et en même temps, le rythme de la manifestation mené par les syndicats très rapide a accentué cette distance. Tout cela ne contribuait pas à l’unité, comme si les revendications syndicales sur le pouvoir d’achat ou la défense des services publics pouvaient être éloignées des mots d’ordre contre la guerre et pour la solidarité internationale, ce que beaucoup ont regretté.
Par ailleurs, une foule de manifestants sans signe d’appartenance syndicale ou politique et sans pancarte, ont participé à cette manifestation. Ce qui montre que les attaques grossières contre le 1er mai ont suscité un élan populaire et positif pour défiler cette année.
L’ambiance de la manifestation était un peu pesante notamment à cause de la situation politique nationale et internationale actuelle et moins propice aux discussions spontanées.
Nous avions choisi de nous retrouver dans le cortège syndical pour faire connaître notre perspective politique pour la révolution et le socialisme où nous avons retrouvé quelques amis syndicalistes.
Nous avions constitué des panneaux sur la base des orientations du Parti et nous avons été accompagnés momentanément par quelques ami-e-s. Le tract du Parti a été diffusé principalement avant le départ de la manif.
Des centaines de manifestants, dont beaucoup de jeunes se sont ensuite retrouvés devant la bourse du travail pour se restaurer avec des sandwiches fournis gratuitement par l’UD CGT dans une ambiance conviviale, animée par un groupe de musique.






les panneaux que nous avons brandis dans la manifestation



Carcassonne
En 2025 nous étions tous à Narbonne pour dénoncer le meeting national du RN.
En 2026, deux manifestations en 1 semaine à Carcassonne !
En effet, depuis quelques semaines le climat politique se tend dans la ville. Le 31 mars dernier, une grève est organisée contre l’asphyxie de l’Éducation nationale. Suite à de la délation, le nouveau maire RN a directement menacé des lycéens qui voulaient se mobiliser avec les enseignants, ce qui les a choqués et dissuadés. Mais le lendemain, 1er Avril, des lycéens organisent une action, cette fois contre l’extrême droite, et vont jusqu’à la Mairie. Le 9 Avril, c’est la LDH qui est visée par le Maire, en représailles d’un recours juridique contre un arrêté « anti-mendicité » (1ère mesure du Maire) : retrait du local et d’une subvention de 300€.
C’est dans ce contexte, qu’un collectif de jeunes se monte et annonce une marche contre l’extrême droite mercredi 29 avril. Le soutien des syndicats et associations s’organise, pour accompagner les jeunes dans leur lutte !
Le Maire, visé par la jeunesse, a de nouveau menacé les manifestants : « On va regarder qui manifeste demain, en prenant des mesures. Les associations qui participeront n’auront plus de subventions de la mairie. Et ce sera avec effet immédiat. »
Malgré tout, l’appel est maintenu, avec une forte participation de jeunes et de soutiens (300 personnes en pleine semaine). Le collectif des jeunes répète devant tous les médias et participant.es : « Les menaces, c’est fini ! ». Avec la mise à disposition du camion habituel de la CGT, les jeunes organisent une animation combative (tambours, mégaphones …), avec de nombreux slogans et pancartes contre le RN. La Palestine est présente aussi, avec quelques slogans et des drapeaux (fournis par l’AFPS). Les syndicats et associations participent à la marche et s’affichent : CGT, FSU, Solidaires, LDH, AFPS, Collectif Droits des Femmes … Les syndicats, la LDH et l’AFPS sont invités à dire un mot de soutien aux jeunes, qui ne lâchent rien.
Le lendemain, veille de 1er Mai, le Maire ne digère toujours pas. Il annonce à la fin du conseil municipal qu’il compte virer des bâtiments communaux les syndicats présents à la marche du 29 avril « dès la semaine prochaine », sans aucune base légale.
En réponse pour le 1er Mai, près de 600 personnes se mobilisent, soit bien plus que d’habitude ! Tous les syndicats affirment qu’il est hors de question de se laisser faire, sans rentrer dans le jeu du Maire pour autant, car il ne s’agit à ce stade que de paroles. Présents : CFDT, Solidaires, FSU, FO, CGT. Un cortège internationaliste a été organisé par l’AFPS et le Mouvement de la Paix. Les jeunes étaient également présents avec leur banderole. Le tract du parti a été diffusé.
A la fin de la manifestation, les jeunes ont pris la parole avec la sono CGT et exprimé leur solidarité avec les syndicats. Les Rosies ont fait une chorégraphie pour finir. Belle ambiance de solidarité et de combativité.
Ensuite, une bonne centaine de militants se sont retrouvés en ville pour partager un repas des luttes, organisé par la FSU et la CGT, en partenariat avec les autres associations : Confédération Paysanne, Collectif Droits des Femmes 11, AFPS, Mouvement de la Paix, LDH et « Nous Carcassonne » (le collectif des jeunes). Après le repas réalisé par un producteur local, les différentes organisations présentes ont pris la parole. Les chants de la chorale militante ont été très appréciés.
L’ensemble des organisations, fortes de ces liens renforcés, restent vigilantes et solidaires pour la suite.
A Narbonne, le 1er Mai 2026 a regroupé près de 500 personnes, avec un grand village militant l’après-midi (concerts, débats …).



Pau
Environ 1500 personnes ont participé à la manifestation du 1er mai à Pau à l’appel de l’intersyndicale CGT, Solidaires, UNSA, FSU et CFDT. Une mobilisation en hausse par rapport à l’année dernière, dans un contexte de remise en question par le gouvernement Lecornu du 1er mai comme jour férié et chômé. La cause Palestinienne était aussi bien représentée avec la présence de nombreux drapeaux palestiniens dans le cortège. Nos amis de l’AFPS de Pau étaient présents à côté de notre stand avec une table pour informer sur l’actualité récente, notamment l’arrestation de nombreux militants de la flottille internationale pour Gaza dans les eaux internationales ! Un nouvel acte de piraterie de la part de l’Etat sioniste.
De nombreux jeunes, des familles, des salariés, des retraités étaient présents pour exprimer leur attachement au 1er mai, défendre la cause des travailleurs et contre la guerre impérialiste. De nombreux panneaux, banderoles (dont l’une « faire la guerre à la guerre ») à ce sujet, témoignant d’une inquiétude grandissante face aux guerres impérialistes en Iran, en Ukraine, en Palestine. Une banderole « VISA 64 », Vigilance et initiatives syndicales antifascistes, pour faire face aux idées d’extrême droite. Il s’agit d’un nouveau groupe créé en janvier dernier, en réaction à la montée du RN lors des dernières élections.
Le PCOF était présent avec son barnum et sa table au départ de la manifestation. Nous avons fait connaître la position du parti grâce à nos tracts et à notre sono. Nous avons notamment insisté sur le nouveau numéro de la revue Rupture sur la militarisation. Elle a reçu un écho favorable. Le cortège s’est ensuite engagé dans les rues de Pau, combatif et joyeux.



Paris : un 1er Mai combattif, de défense de cet acquis historique
Manifestation importante, tant du point de vue du nombre que de l’ambiance déterminée qui animait les cortèges. La CGT était largement majoritaire; la CFDT représentée au plus haut niveau, n’a pas beaucoup mobilisé. Les cortèges des UD CGT étaient compacts.
Les jeunes étaient nombreux, aussi bien les jeunes travailleurs que les étudiants, nombreux dans les cortèges internationalistes (Palestine). La place de la République et le long des boulevards, jusque très haut, étaient occupés par les stands d’organisations des très nombreuses associations et partis politiques. Beaucoup de tracts, beaucoup de stands de livres, de sociétés d’édition…
Le cortège internationale était fourni, avec une composante importante du mouvement de solidarité avec le peuple palestinien. La dénonciation de l’impérialisme comme fauteur de guerre
Le cortège que nous avons formé avec les partis et organisations amis avait bel allure. La banderole de tête a été portée par des militants des différentes organisations. Les mots d’ordre dénonçant la guerre et la militarisation ont eu un bon l’écho.
Voici l’intervention finale faite par le camarade du parti
Chers amis, chers camarades
Le 1er mai appartient à la classe ouvrière, aux travailleurs et travailleuses du monde entier !
Ce droit, nous le défendons aujourd’hui en manifestant et on le défendra, contre le patronat, le gouvernement et la réaction qui veulent le supprimer ou le vider de son contenu de journée de lutte contre le capitalisme, l’impérialisme, pour la solidarité internationale.
Cette année, notre cortège internationaliste, met en avant le combat contre la guerre impérialiste, la solidarité avec les peuples qui la subissent et qui résistent ; et les combats contre la politique qui veulent nous faire payer la guerre et la crise du système.
Le caractère internationaliste de notre cortège ([i], avec ses drapeaux rouges, les drapeaux des organisations présentes et les drapeaux palestiniens, les mots d’ordre pour l’indépendance de la Kanaky, est la réponse à la réaction, aux politiques de division, au racisme, aux fascistes. Il montre que le mot d’ordre « français immigrés, même patron, mêmes droits, même combat » est plus que jamais d’actualité.
La banderole de notre cortège met en avant les revendications que nous partageons et que nous défendons dans nos luttes quotidiennes.
Elle affiche aussi notre combat commun pour la rupture avec le système capitaliste, impérialiste, responsables des guerres et de la misère.
Vive la solidarité internationale !
Vive le 1er Mai
[i] Le cortège était composé de notre parti, des camarades d’Emep (Turquie), de la DIDF et des jeunes de la DIDF, les camarades du PT (parti des travailleurs) de Tunisie, des étudiants de l’Union des étudiants burkinabe (UGEB) et de l’Organisation démocratique de la Jeunesse (ODJ), des camarades et amis de l’Union Patriotique (UP) du Brésil, et d’amis Martiniquais







Grenoble
7 000 personnes pour un premier combatif, contre l’austérité, la guerre et la solidarité internationale.
« Avec les travailleurs, avec les travailleuses du monde entier, solidarité ! » Tonnait fort dans l’impressionnant et très dynamique cortège des livreurs à vélos et occupants-occupantes de la Métro, qui ont déjà arraché 100 relogements, mais qui continuent la lutte pour qu’aucun ni aucune d’entre eux ne se retrouve à la rue.
Parmi les très nombreux manifestants, à côté des livreurs avec leurs vélo, les bergers et bergères avec leurs chiens de troupeaux et un slogan : « Stop payer pour travailler », les cheminots avec leur chasuble « contre l’économie de guerre, pour la justice sociale et l’environnent » et bien d’autres parmi lesquels beaucoup de jeunes.,
Nous avons manifesté ensemble avec les camarades brésiliens de Unidade populaire pelo socialismo, que nous avions également invités à partager notre stand installé au point d’arrivée de la manifestation, dans le village militant réunissant les syndicats, les associations Femmes Egalité, AFPS, DAL…) et les partis politiques
Vente de mojitos préparés par un camarade pour renflouer la caisse, mais surtout de très nombreuses discussions et un intérêt tout particulier pour le dernier numéro de la revue Rupture consacré à la lutte contre la militarisation (9 n° achetés). Des amis, des lecteurs, des militants, sont venus discuter, souvent accompagnés de collègues de travail. Les mots d’ordre des panneaux que nous avions suspendus dans le stand ont également suscité de l’intérêt.








Le 1er mai dans le Cher
Les manifestations, ont rassemblé surtout des cortèges de militants syndicalistes avec un fil rouge liant lutte sociale, défense des salaires de la Santé, lutte contre la militarisation et la guerre impérialiste et solidarité internationale.
A Bourges 500 manifestants d’abord rassemblés devant l’UD CGT pour un hommage aux militants victimes du nazisme avec sonnerie de « la fanfare de l’Avenir » et dépôt de gerbe. En tête de manifestation la banderole du collectif contre le génocide du peuple palestinien. Dans le cortège la banderole de la CGT MBDA et les militants syndicalistes CGT de tous secteurs public et privé, Solidaires, FSU et les partis politiques, PCF, LFI, l’Après, LO fermant la marche. Notre parti était présent, avec ses panneaux avec les mots d’ordre et son tract qui a eu un bon accueil. Après un arrêt devant, la Sécurité Sociale, le retour de la manifestation s’est terminée par une vibrante Internationale dans tous ses complets. Le journal local, le Berry Républicain, s’est fait l’écho de l’atmosphère générale, à travers des interviews : « Ce jour est une fête pour célébrer les luttes des travailleurs, vouloir s’en débarrasser est une attaque de classe, vouloir faire travailler le 1er mai est une provocation« … « C’est une journée de commémoration des luttes ouvrières, celles d’avant et du futur qui seront sans doute les plus intéressantes, on se bat contre le capitalisme et on veut sa fin« .
A Vierzon, 450 participants dans un cortège compacte avec une combativité redoublée dans cette municipalité communiste, patrie d’Edouard Vaillant, tombée dans les griffes d’un maire zémourien. 300 à St Amand, 50 à St Florent avec la même détermination.



Bordeaux : un 1er Mai dynamique et internationaliste
8 à 10 000 manifestants ont répondu à l’appel de l’intersyndicale CGT, FSU, CFDT, UNSA, Solidaires et la FSE pour les étudiants. Bien que non signataire de l’appel, FO s’est joint au cortège. Au centre des revendications syndicales, la défense du 1er mai, pour les salaires et contre le chômage mais aussi contre la militarisation de l’économie et la préparation du pays à la guerre. Important cortège également de la mouvance anarchiste organisée avec ou autour de la CNT derrière la banderole « Guerre à la guerre », regroupant de nombreux jeunes et notamment de jeunes femmes.
Le parti a pu constituer un pôle internationaliste avec les camarades tunisiens du Parti des travailleurs, les camarades burkinabè du MBDHP et des militant.es kanak portant fièrement leur drapeau, chacun ayant diffusé un tract sur la situation dans leurs pays respectifs. La Palestine était également présente à travers des panneaux du parti et des amies engagées dans le soutien au peuple palestinien. Le parti a mis en avant deux mot d’ordre : « De l’argent pour la santé, l’école, le social, Pas pour la guerre », très photographié, et « Pour une rupture révolutionnaire, Pour le socialisme ». Outre le tract et le journal, le parti a également diffusé sa nouvelle revue Rupture sur la militarisation.
Après la manifestation, la journée s’est poursuivie à une bonne quinzaine de personnes par une après-midi militante et conviviale à l’initiative du MBDHP autour du thème de la montée du racisme en France : beaucoup d’échanges et d’informations sur les lois françaises régissant le colonialisme d’hier, le sexisme, les lois sur l’immigration « choisie », notamment celle de Darmanin, et les conséquences pour les peuples et les travailleurs du système capitaliste impérialiste français. Qu’ils ou elles soient kanak, « d’outre-mer » ou d’Afrique noire, les exploité.e.s et opprimé.e.s ont un intérêt commun à s’unir dans la résistance aux attaques subies, aux côtés des travailleur.se.s de France. Un souhait commun : que d’autres après-midi de ce type soient organisés à Bordeaux.
Correspondance Bordeaux


Tours : manifestation syndicale et politique, prolongée par le Fesilutte
Les syndicats CGT, CFDT, FO, FSU, Solidaires, et la FSE qui avaient appelé à la mobilisation ont lancé l’appel pour la paix, la liberté et la justice sociale. Le contexte de guerre et d’interventions militaires, de montée de l’extrême droite et de remise en cause du 1er mai avaient amené un grand nombre de personnes, de travailleurs, de militants à descendre dans la rue. 2000 personnes selon les organisateurs.
Si les revendications pour l’augmentation des salaires et faire payer les milliardaires au lieu de nous serrer la ceinture, étaient présentes, les questions politiques prenaient le dessus ; en attestait le renforcement des cortèges avec les organisations politiques et le grand nombre de jeunes dans ces organisations particulièrement au niveau de la JC.
Les militants de LO, de la FI étaient mobilisés ainsi que les Verts qui étaient avec les élus de la ville de Tours
La remise en cause du 1er mai comme jour férié et chômé était dans toutes les têtes, certain.es très choqué.es par les manœuvres à l’Assemblée et le Premier ministre annonçant que la loi sera proposée l’année prochaine et pour 2026 il n’y aurait pas de sanctions contre les employeurs qui passeraient outre l’interdiction.
La question de la militarisation de la brochure « Rupture » a rencontré un bon écho.
Après la manif, le village associatif traditionnel de « Festilutte » a accueilli les manifestants-es. Beaucoup de monde. Il était organisé par la Confédération paysanne et un grand nombre d’associations et des syndicats, Solidaire, FSE, UCL… pour une après-midi festive et solidaire sur le thème « privilèges un jour, privilèges toujours ».
La solidarité internationale était mise en avant avec les associations de soutien à la Palestine, peuples Solidaires, mais aussi le Collectif de Solidarité Kanky 37. Steeve Üne, prisonnier politique pendant un an à Blois et actuellement libéré mais en attente du procès, comme les 7 autres militants du FLNKS qui avaient été transférés en France, a été interviewé ainsi qu’une militante kanak du collectif par la radio locale dans l’émission Touraine en Lutte
Le « Collectif pas d’enfants à la rue » rappelait que cette semaine 37 enfants n’avaient pas trouvé de place auprès du 115. Le repas était organisé par une autre association solidaire, Naya, de St Pierre des Corps.
Un débat a eu lieu avec Alice de Rochechouart à partir de son livre « Privilèges, ce qu’il nous reste à abolir » et Mehdi El Ahfani, membre du collectif « Conscience de classe » qui s’est poursuivi par de nombreux échanges sur les stands associatifs.
Festilutte 2026, a conclu cette belle journée de lutte et de solidarité internationale par une partie culturelle à l’image du festival.





