Parti Communiste des Ouvriers de France

Un gouvernement de la provocation et des manœuvres, pour servir les intérêts des monopoles
08 mai 2026

Les conséquences de la guerre menée par l’impérialisme US et l’Etat sioniste contre l’Iran se font durement sentir pour les travailleurs et les masses populaires de notre pays et partout dans le monde, y compris aux USA. Une des conséquences touche la question du prix de l’énergie.

Les augmentations des prix des carburants, qui ne cessent de fluctuer à la hausse, grèvent lourdement le pouvoir d’achat des travailleurs et des travailleuses obligés de se déplacer en voiture pour travailler ou aller travailler, pour toutes les catégories dont la voiture est un outil de travail indispensable. Mais ce sont tous les prix des produits de consommation populaire et les dépenses incompressibles qui augmentent, alors que les salaires n’augmentent pas.

La paupérisation prend de grandes proportions, que le gouvernement ne peut plus nier.

C’est par ce biais que l’oligarchie fait payer la crise économique, aggravée par la guerre impérialiste, aux travailleurs et aux masses populaires. C’est pourquoi il est important de lier la dénonciation de la guerre impérialiste, concrètement aujourd’hui, celle contre l’Iran, au refus de la « payer ».

Le gouvernement ne cesse de manœuvrer pour faire passer sa politique au service des monopoles et des riches, même sans majorité au parlement. On peut même dire que plus l’échéance des présidentielles approche, plus il multiplie les tentatives de passage en force, reprenant des postions de la droite et de l’extrême droite.

Au cours du mois d’avril, il y a eu la tentative de transposition à travers une loi constitutionnelle, des textes de Bougival * Elysée-Oudinot sur le statut de la nouvelle Calédonie.

Votée par le Sénat, mais rejetée par une motion préalable au parlement, le gouvernement laisse la situation économique se dégrader pour les travailleurs et les familles kanak. Après le chantage à la reconstruction et aux investissements, c’est la politique de la punition collective, aux relents de revanche coloniale.

Il continue à vouloir faire passer le contenu de la loi Yadan , de criminalisation de la solidarité avec le peuple palestinien, d’amalgame entre antisionisme et antisémitisme. Devant le succès de la pétition dénonçant cette loi qui a recueilli plus de 700 000 signatures, le parti macroniste l’a retiré, craignant de voir enfler la contestation de sa politique de soutien à l’Etat sioniste, notamment au moment où celui-ci instaurait la peine de mort pour les prisonniers palestiniens. Même chose sur la guerre de l’Etat sioniste contre le Liban : aucune mesure de pression sur Israël, pire, le gouvernement Lecornu-Barrot salue l’initiative de Trump et encourage le gouvernement de droite libanais à poursuivre la lutte contre le Hezbollah.

Projet de loi sur le 1er Mai

Sous prétexte de répondre à la demande des artisans et des salariés, Attal présente un projet de loi supprimant le caractère de jour chômé, payé, de cette journée symbolique du mouvement ouvrier et syndical.

Le Sénat l’avait déjà voté. La mobilisation des syndicats contre cette loi, qui passait à l’Assemblée, met en lumière l’ampleur de la remise en cause : elle dépasse largement les boulangers et les fleuristes. Attal utilise un mécanisme pour faire passer cette loi de régression sociale sans débat. Le gouvernement dit vouloir donner la priorité au « dialogue social » et ne convoquera pas la commission mixte paritaire, qui aurait adopté sans problème la loi. Mais il impose dans les faits la levée de la loi dans le secteur de la boulangerie et des fleuristes, en enjoignant à l’inspection du travail de ne pas verbaliser les contrevenants. C’est une violation flagrante de la loi du travail, un camouflet pour l’inspection du travail, et un encouragement au patronat de continuer à remettre en cause tout ce qu’il considère comme une entrave.

Aujourd’hui, le gouvernement remet en cause la politique en matière de logements « passoires thermiques », qui étaient interdits à la location.

Il veut lever cette restriction pour soi-disant répondre à la demande de logements des familles modestes, de permettre aux propriétaires de louer en s’engageant à faire des travaux dans les trois prochaines années… Chaque jour, c’est une nouvelle attaque et à chaque attaque, il y a résistance.

Une résistance ouvrière et populaire, dans laquelle la jeunesse joue un rôle dynamique. ★