Les mauvais coups de la rentrée 08 septembre 2026
Il y a ceux que vont arriver avec un budget qui nous présentera la facture de la crise climatique et de la militarisation et ceux qui nous sont assenés discrètement, au jour le jour.
Un coût de la vie de plus en plus difficile à assumer
Pour les familles, la facture de la rentrée scolaire (plusieurs centaines d’euros au lycée), s’ajoute à celle des carburants, du gaz (13 % sur un an + 5,4 % dès septembre) et de l’électricité, de l’alimentation, des loyers et des charges, des assurances et des mutuelles (auxquelles il est d’ores et déjà demandé de compenser la hausse du plafond annuel des franchises médicales et la baisse du taux de remboursement de certains médicaments).
Pour les étudiants, à la flambée des coûts (+ 25 % en 6 ans), qui oblige beaucoup à travailler parallèlement à leurs études, s’ajoutent les difficultés à se loger : pour les nouveaux bacheliers, c’est le cauchemar de Parcoursup, de la sélection sociale, des « sans fac ».
Un budget de « sauvegarde républicaine » pour l’année prochaine Des locataires actuels de Bercy jusqu’à l’ancien ministre Bruno Le Maire forçant le trait dans « Le portait sombre d’une France à bout de souffle » , tous voudraient obtenir le consensus le plus large possible sur l’inéluctabilité des « efforts substantiels » à consentir pour « arrêter la machine infernale de la dette publique ».
C’est ainsi que reviennent dans les débats la hausse de la TVA et un nouveau report de l’âge de départ à la retraite. Tous les secteurs ne seront pas concernés de la même manière :
+ 6,4 milliards d’euros prévus pour la défense, contre seulement + 1,5 milliard pour la lutte contre le dérèglement climatique ! Les coupes porteront en priorité sur les budgets sociaux et seront supportées principalement par la classe ouvrière et les couches populaires, sans que ne soient jamais remis en cause les centaines de milliards d’aides aux entreprises – qu’il n’est pas question de mettre à contribution ! – et les dépenses d’armement ! C’est ce que le ministre des Comptes publics entend quand il parle d’un « budget de sauvegarde républicaine ».
De quoi nourrir la colère et l’engagement à travailler au succès des nombreuses mobilisations sociales des semaines à venir . ★
