
Le gouvernement a été incapable d’en assurer la protection. Il s’est montré diligent pour assurer la sécurité des sites stratégiques liés à l’aérospatiale et à la défense, quand ils ont été cernés par les flammes. Mais indifférent à la souffrance des milliers de victimes des mégafeux de l’été et des millions de personnes qui habitent dans des logements inadaptés et des cités ultra bétonnées, sans nulle part où trouver un peu de fraîcheur ! Et comme toujours, au service exclusif des monopoles qui dans leur course au profit sont responsables de terribles dégâts humains et environnementaux !
Les choix politiques mortifères de nos dirigeants, ce sont la priorité donnée à la militarisation, le sacrifice des services publics, les fausses solutions qu’ils prétendent apporter dans le cadre de la « transition écologique ».
Dans les entreprises, face à la dégradation des conditions de travail, le patronat a préféré anticiper en aménageant les horaires, tout en se contentant, de manière générale, de mesures minimalistes, en recommandant de bien boire ! Beaucoup de travailleurs et travailleuses ont dû cumuler, journées de travail dans des conditions éprouvantes, nuits sans récupération dans des bouilloires thermiques et parfois vacances gâchées par les incendies !
Un extraordinaire élan de solidarité s’est développé pour soutenir les pompiers et venir en aide aux sinistrés.
Comme nous l’écrivons, dans les pages qui y sont consacrées, « face à cette situation, nous devons travailler à ce que la colère qui s’est souvent exprimée cet été devienne un ferment d’engagement pour la lutte collective et organisée contre ce système broyeur de vies, pour un changement révolutionnaire d’ordre social ».
C’est dans ce contexte que se fait la « rentrée » politique, avec, en perspective, l’échéance des élections présidentielles.
Dès la fin août, c’est le Medef lui-même qui a voulu « donner le ton » en convoquant les candidats déclarés à un grand oral. Ils ont dû s’expliquer sur ce qu’ils proposent pour… réduire la dette de l’État, « alléger » les pseudo « charges » fiscales et sociales des entreprises, faire travailler plus, notamment en repoussant encore l’âge de départ à la retraite. Il paraît que ce serait cela le « courage » politique !
La campagne électorale a démarré. Les débats vont être focalisés sur la question du RN et des alliances pour l’empêcher d’arriver à l’Elysée et à Matignon. Nous revenons dans ce journal, et nous serons encore amenés à le faire dans les prochaines éditions, sur la manière dont nous concevons la lutte contre l’extrême droite, qui ne peut être dissociée de la lutte contre la politique et les mesures réactionnaires déjà en œuvre : l’austérité et la casse des services publics, les attaques contre les travailleurs, leurs conditions de travail et de vie, l’escalade sécuritaire que vient encore illustrer la proposition de loi instaurant une présomption d’usage légitime de l’arme, en d’autres termes un « permis de tuer » pour les policiers et les gendarmes.
Cette situation dans laquelle les forces réactionnaires tentent de s’imposer n’est pas propre à notre pays. La déclaration des partis et organisations marxistes-léninistes d’Amérique latine et des Caraïbes, que nous reproduisons dans nos pages internationales, montre la résistance des peuples qui ne restent pas passifs et le travail des forces révolutionnaires pour l’organiser.
La préparation à la guerre et la militarisation à marche forcée se font sur tous les plans : dans l’appareil économique et au niveau du budget de l’Etat que Lecornu va tenter de faire passer dans un contexte de tensions internationales et de confrontations avec les exigences sociales : de l’argent pour les rafales ou pour les canadairs ? ! Une importante offensive idéologique est déployée en direction de la jeunesse, illustrée notamment par les directives aux écoles pour la commémoration du 11 novembre. L’article des camarades allemands que nous reproduisons, montre une opposition importante des jeunes syndiqués à la réintroduction du service militaire et à la militarisation, en lien avec les exigences concrètes :
« alors qu’on nous impose des coupes budgétaires et que nous perdons nos emplois, il y a soudain assez d’argent : pour le réarmement et la guerre ».
De plus en plus technologique et destructrice, la guerre en Ukraine semble sans fin :
« Ni Poutine, ni Otan, ni défense européenne ! » La guerre en Iran, dans laquelle Trump ne veut pas reconnaître ses échecs, n’a connu qu’une brève accalmie. Tandis qu’en Palestine, la colonisation israélienne ne fait que s’accentuer :
« Assez de paroles, il faut maintenant des actes ! ».
C’est dans ce contexte que se poursuit et que doit être amplifiée la campagne contre la militarisation à laquelle notre parti est associé :
avec, comme échéance importante, une mobilisation le 11 novembre « contre l’économie de guerre et la marche à la guerre ».
Au travail donc, pour organiser et amplifier les colères sociales qui s’expriment par la mobilisation dans les entreprises, les grèves et les manifestations inscrites dans le calendrier des luttes de cette rentrée !
15 septembre :
grèves dans la santé, l’action sociale et les organismes sociaux 20 septembre :
mobilisation contre le « permis de tuer 21 septembre :
contre la guerre et la militarisation 26 septembre :
marches pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale.
28 septembre :
journée mondiale pour le droit à l’IVG 29 septembre :
pour les services publics, avec les pompiers, les hospitaliers, les enseignants et les enseignantes, et toutes celles et ceux qui luttent pour pouvoir assurer dans de bonnes conditions leurs missions de service public ou de service social.
11 novembre : contre la militarisation et la marche vers la guerre.
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