
Nous y analysons les buts directs et indirects de cette guerre qui s’inscrit aussi dans l’antagonisme entre l’impérialisme US et l’impérialisme chinois, son principal rival sur le plan mondial, et sur l’antagonisme entre l’impérialisme US et ses « alliés » européens. Nous y dénonçons les gesticulations dangereuses de l’impérialisme français… Sans oublier la guerre contre le Liban, qu’Israël mène en parallèle de la guerre contre l’Iran et la poursuite de sa politique criminelle contre le peuple palestinien.
De cette situation se dégage un mot d’ordre impérieux :
Arrêt de la guerre contre l’Iran ! Non à la participation de la France !
Aux États-Unis des millions de personnes sont descendues pour dénoncer les pratiques autoritaires, la politique migratoire criminelle, et la guerre que Trump mène contre l’Iran :
« No Kings, No War, No ICE ».
Beaucoup de manifestants dénoncent aussi l’agression contre le Venezuela et le blocus qui affame le peuple cubain.
En Italie, les travailleurs et la jeunesse populaire ont massivement infligé un revers magistral à Meloni et à sa politique belliciste, réactionnaire et fascisante en disant « non » au référendum des 22 et 23 mars dernier.
En Équateur, les communistes, les révolutionnaires, les travailleurs, les peuples et la jeunesse ne se laissent pas intimider par l’État d’urgence décrété contre eux par le petit dictateur Noboa, soutenu par Trump.
Dans notre pays, les syndicalistes de classe, qui se battent pour la défense des intérêts immédiats de la classe ouvrière et des travailleurs, dénoncent les fauteurs de guerre et développent le soutien aux peuples en lutte contre l’impérialisme.
Il faut faire connaître ces mobilisations !
Le refus de l’austérité, le refus de payer les conséquences de la guerre contre l’Iran s’exprime dans de nombreuses luttes. Celles des aides à domicile qui refusent de payer pour aller travailler.
Celles des enseignants , des personnels de l’Éducation nationale et des parents qui disent non aux suppressions de postes. Celles des étudiants et des personnels de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qui combattent l’asphyxie budgétaire sans fin des universités. Ils dénoncent les intérêts privés de plus en plus prégnants dans les facs, en faisant le lien avec les attaques contre les libertés académiques et la militarisation de la société… Les sacrifices qui nous sont imposés sont à mettre en rapport avec les milliards consacrés au développement des capacités militaires de l’impérialisme français et de la filière nucléaire . Et s’il y a beaucoup de victimes, il y a aussi des profiteurs de guerre sans vergogne, comme TotalEnergies qui cumule des profits record !
D’où cette exigence, plus que jamais d’actualité :
De l’argent pour les salaires, les retraites et les prestations sociales, pour se chauffer, se nourrir et se déplacer…, pas pour les actionnaires et pas pour la guerre !
La réaction sur toute la ligne, qui va de pair avec la militarisation, se concrétise dans diverses lois ou projets de loi. La loi RIPOST, préparée par Retailleau, est mise en chantier par Nuñez pour « préserver l’ordre public », tandis que se confirme l’impunité policière.
La proposition de loi Yadan étoffe l’arsenal répressif contre le mouvement de solidarité avec le peuple palestinien bien décidé à ne pas se laisser bâillonner… Il faut dénoncer ces lois réactionnaires et combattre le renforcement permanent de l’Etat policier !
Pendant ce temps, le gouvernement français s’obstine à vouloir faire passer la réforme du statut de la Nouvelle-Calédonie , en bannissant le mot Kanaky , en verrouillant toute possibilité d’accession à l’autodétermination du peuple Kanak dont il méprise les représentants.
Il faut poursuivre le travail d’explication et de mobilisation, élargir le soutien au FLNKS et à ses différentes composantes.
Nous analysons également dans ce journal les résultats des élections municipales.
L’abstention élevée confirme, tout particulièrement dans les milieux populaires, la distance prise vis-à-vis des élections, alors que les politiques anti-ouvrières et antipopulaires sont imposées quels qu’en soient les résultats. Elle relativise toutes les « victoires » que revendiquent les uns et les autres. La mobilisation militante, qui a été importante, entre les deux tours, a permis, surtout dans les grandes villes, de faire barrage au RN. Les échos de villes où le parti est présent illustrent l’analyse générale et montrent comment nos camarades ont concrétisé l’orientation du parti qui ne s’est pas engagé dans la campagne, mais qui a donné des consignes de vote pour battre la réaction.
La mobilisation contre l’austérité et la réaction, pout la défense des services publics et sociaux, reste partout nécessaire, quels que soient les résultats de ces élections.
Notre édition de mai paraîtra après le 1 er Mai . C’est donc ce journal qui y sera diffusé. Le n° 5 de notre revue Rupture à paraître prochainement, est consacré à la lutte conte la militarisation , phénomène indissociablement lié au système capitaliste-impérialiste : un système broyeur de vies, de libertés, d’espoirs pour la jeunesse, qu’il nous faut être toujours plus nombreux à combattre aux côtés des travailleurs et des peuples du monde.
Bonne préparation du 1 er mai, cette journée internationale de lutte que nous ne nous laisserons pas voler ! ★
Cet article n’est pas accessible pour l’instant.
Mais vous pouvez vous abonner à La Forge.
Vous recevrez La Forge en version PDF ou papier.
En attendant, vous pouvez consulter les archives du journal.
