
Il a évité la censure contre la promesse négociée avec le PS de ne pas utiliser le 49.3 et de « suspendre » la réforme des retraites.
Après l’Assemblée nationale, les budgets seront discutés au Sénat qui peut défaire les petites « victoires » qui auraient pu être concédées aux députés. Et, au bout du compte, le gouvernement a toujours la possibilité de faire passer son projet par ordonnance (article 47 de la constitution). Mais quel que soit ce qui ressortira des débats parlementaires, auxquels les travailleurs et les masses populaires assistent en spectateurs, et quelle que soit la manière dont il arrivera à les faire passer, les budgets 2026 de l’Etat et de la Sécu seront des budgets de méga-austérité qui viendront aggraver une situation déjà extrêmement difficile dans les service publics de santé, d’éducation, d’action sociale et de culture, qui continuera à nourrir la crise du mal-logement, qui met en péril les associations aux ressources taries… Car une chose est sûre pour l’oligarchie : il n’est pas question de faire payer les riches ou de taxer le capital, sinon à la marge.
C’est pourquoi nous disons qu’un budget de méga-austérité ne se négocie pas et que, pour nous, le budget Lecornu2, c’est toujours non !
La réforme des retraites de 2023 n’a pas été abrogée. La « pause » dans sa mise en œuvre a permis à Lecornu de négocier avec le PS, mais également de casser le front syndical. La dirigeante de la CFDT est montée au créneau pour critiquer ceux qui refusent de saluer la « victoire » que représenterait la suspension de la réforme. La CFDT n’a pas signé l’appel à la manifestation du 2 décembre « contre l’austérité et pour les salaires ». Cette suspension permet de remettre sur la table le projet macroniste d’un système de retraite à points qui n’avait pas abouti en 2020.
Bien que tous les projecteurs soient braqués sur l’Assemblée nationale, la lutte de classe n’a pas disparu, la colère et les résistances sociales sont toujours là. La correspondance de nos camarades du Loir-et-Cher montre comment la lutte des travailleuses et des travailleurs de Bosch à Vendôme (41) a fait plier le groupe. C’est d’abord avec la capacité des travailleuses et des travailleurs à résister, à se battre, et à s’organiser contre l’exploitation capitaliste de tous les jours qu’il va falloir compter !
Dans ce journal, nous dénonçons la militarisation et l’explosion des budgets militaires dans tous les Etats de l’UE. Nous dénonçons les liens toujours plus étroits entre nucléaire civil et militaire avec, notamment, la mobilisation du CEA dans cette optique. A l’heure où la COP30 s’ouvre sous de bien mauvais auspices, nous montrons que dans ce système, c’est toujours, pour finir, les impératifs de compétitivité et de profits qui l’emportent sur les inquiétudes pour le climat et la planète… Mais nous montrons aussi que, dans les lycées, notamment dans l’enseignement technique, l’exaspération et la colère sont toujours là, que Zied, Bouna ou Nahel ne sont pas oubliés et que beaucoup de jeunes et de moins jeunes continuent à dénoncer l’injustice sociale, les crimes racistes et la violence policière… Nous rendons compte de la mobilisation de soutien aux militants kanak et nous appelons à travailler activement aux mobilisations à venir :
Dans nos pages « internationales », nous montrons que la Françafrique sévit toujours et que l’impérialisme ne sait laisser derrière lui que le chaos. Nous dénonçons la politique de Trump qui veut mettre au pas l’Amérique latine, mais nous rendons compte également des puissantes mobilisations populaires notamment en Equateur et au Pérou.
Notre page « histoire » consacrée à la révolution socialiste d’octobre (novembre) 1917 rappelle que cette révolution
« ne fut pas l’aboutissement d’une lutte parlementaire dans laquelle les réformistes fondent tous leurs espoirs, mais le résultat d’une insurrection populaire dont la victoire a été rendue possible grâce à la direction révolutionnaire du parti bolchevik». ★
Notre parti publiait, en octobre 2018, une brochure sur la Kanaky, intitulée « Le droit inaliénable du peuple kanak à l’indépendance ». Cette brochure – toujours disponible –reprend l’historique de la colonisation française de ce territoire, les luttes du peuple Kanak pour s’y opposer, les accords de Matignon et ceux de Nouméa, jusqu’au référendum de 2018. Cette nouvelle brochure rassemble, elle, les articles parus dans notre journal La Forge, de mars 2024 à septembre 2025, c’est-à-dire de la décision du gouvernement français de dégeler le corps électoral, au rejet du pro jet d’accord de Bougival par le FLNKS. Cette décision du dégel du corps électoral ayant déclenché, en mai 2024, de puissantes mobilisations de la jeunesse et du peuple kanak, manifestations durement réprimées par les forces policières et militaires de l’Etat français. Les articles font également état du développement du mouvement de solidarité en France et des actions concrètes qu’il a développées pour faire connaître la réalité de la politique de l’impérialisme français en Kanaky et apporter son soutien politique et matériel au FLNKS et à ses militants.
Ces deux brochures sont en vente, ensemble ou séparément, à l’adresse des Editions En Avant.
Prix public : 3 € chacune, 5 € les deux + frais de port.
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